La candidate du PQ dans Granby, Chantal Beauchemin, croit que l’indépendance­ du Québec est plus pertinente que jamais.

Plaidoyer pour l'indépendance

L’indépendance du Québec est plus pertinente que jamais, selon la candidate du Parti québécois dans Granby, Chantal Beauchemin. Pour mieux défendre la langue française et la culture québécoise, mais surtout pour des raisons économiques, estime-t-elle.

« On va s’enrichir. C’est une question économique. C’est aussi une question de décider pour nous de nos lois, de nos traités, de nos impôts », a affirmé la candidate mardi. 

Comme les autres Québécois, les Granbyens profiteraient de l’indépendance du Québec, est convaincue Mme Beauchemin. « Nous payons impôts et taxes à Ottawa, a-t-elle dit. Mais, collectivement, nous n’en recevons pas tous les bénéfices. »

Parmi les nombreux chiffres qu’elle a avancés en point de presse, Chantal Beauchemin soutient que les Québécois envoient chaque année 55 milliards $ en impôts au gouvernement fédéral. En contrepartie, le Québec recevrait 23 milliards $ en péréquation et autres paiements de compensation. « La soustraction est simple : nous donnons donc plus de 32 milliards au gouvernement fédéral. Bien entendu, une partie de cette somme est retournée aux Québécois, sous forme de services », a précisé Chantal Beauchemin. Mais cela nuit aussi parfois aux intérêts des Québécois, a-t-elle ajouté. 

Le Québec a entre autres subi ce qu’elle qualifie de « pire détournement de fonds de son histoire », dans le dossier des chantiers navals, alors qu’Ottawa aurait dû investir davantage dans le chantier de la Davie, « un des meilleurs chantiers navals au monde », a-t-elle plaidé. De trop nombreux employés y sont au chômage, a souligné Mme Beauchemin.

Roger Paré, un modèle

Alors que le PQ ne prévoit pas la tenue d’un référendum avant 2022, l’indépendance demeure au goût du jour, estime Mme Beauchemin. Elle croit aussi dur comme fer que le chef du parti, Jean-François Lisée, a ce qu’il faut pour atteindre cet objectif. 

C’est par ailleurs une question de « stratégie » si elle aborde ce thème en fin de campagne. « C’est pour que les gens se rappellent que c’est d’abord ça, la quête de l’indépendance, qui a mis au monde le Parti québécois. »

La candidate péquiste affirme avoir personnellement toujours milité pour l’indépendance. Elle dit avoir voté « oui » au référendum de 1995. Elle se souvient aussi du sentiment de « vol » qu’elle a éprouvé, lors de ce rendez-vous manqué avec la souveraineté.

Chantal Beauchemin conserve par ailleurs un vif souvenir du dernier membre du Parti québécois à avoir représenté la circonscription — celle de Shefford à l’époque —, Roger Paré. Il a été député de 1981 à 1994.

 « C’était tout un homme ; simple, humble et engagé. Pour moi, c’est un modèle. Je pense qu’on peut avoir à Granby une femme à l’image de ce que Roger Paré a été. Je suis une fille humble. Je ne cherche pas à être une vedette. Je veux prendre soin du monde à Granby. Il y a beaucoup de choses à faire », a-t-elle déclaré.

Appel à voter 

La candidate du PQ dans Granby a par ailleurs lancé un appel au vote mardi. « Ne pas aller voter, c’est comme abandonner, à mon avis », a-t-elle lancé. 

« L’investissement de temps, l’énergie et l’argent que ça prend aux candidats pour s’investir de cette façon-là, je pense que ces gens-là méritent qu’on fasse tous l’effort d’aller voter le 1er octobre. Allez voter, peu importe pour quelle formation. Il y va de la force de notre démocratie . »