La Ville de Granby ajoutera de la « ludicité » dans certains de ses aménagements, comme près de l’intersection des rues Elm et Lansdowne.

Place aux aménagements ludiques

Après la mise en place d’œuvres ludiques, la Ville de Granby ajoutera de la « ludicité » dans certains de ses aménagements, comme les avancées de trottoirs et les traverses piétonnières. Trois projets du genre seront réalisés au printemps.

Les travaux sont déjà annoncés par le biais de panneaux installés aux intersections des rues Elm et Lansdowne, Glen et Vittie, ainsi que Cabana et Robinson. Des travaux d’infrastructures ont été réalisés dans ces trois secteurs l’an dernier. Les aménagements projetés permettront ainsi de clore ces projets.

Particularité de cette initiative : les travaux prévus visent à mettre l’accent sur un élément bien précis de chacun des secteurs. La proximité du tennis Saint-Luc, où se déroule le populaire Challenger de tennis de Granby, se reflétera par exemple à la traverse piétonnière des rues Cabana et Robinson. Des sphères de béton d’une soixantaine de centimètres de diamètre, rappelant des balles de tennis, seront incluses dans l’aménagement.

À l’intersection des rues Glen et Vittie, c’est plutôt la proximité de l’école primaire Saint-Bernard qui sera soulignée. Des couleurs vives accompagneront les avancées de trottoirs et des bollards à l’image de crayons de couleur seront mis en place. À l’angle des rues Elm et Lansdowne, l’aménagement de dalles et de gazon évoquera, selon l’imagination de chacun, le pelage d’un jaguar ou la carapace d’une tortue, a expliqué le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire à la Ville, Gabriel Bruneau. « On est très confiant que le résultat final va être très intéressant », dit-il.

Les travaux sont déjà annoncés par le biais de panneaux.

Animer la ville
Si l’apparition l’an dernier d’œuvres ludiques, tels le gorille bleu, la girafe rouge et l’hippopotame vert, associées à la nouvelle image de marque de Granby, a été critiquée par certains citoyens, Gabriel Bruneau croit que les nouveaux aménagements seront bien perçus. Mais, peu importe les projets mis en place, ils peuvent être applaudis par certains et décriés par d’autres, relève M. Bruneau.

Derrière l’apparence originale des aménagements, il y a néanmoins une démarche très sérieuse qui s’appuie sur des objectifs techniques à atteindre, ainsi que des économies à réaliser, souligne pour sa part le maire, Pascal Bonin.

« Les aménagements peuvent coûter un peu plus cher sur le coup. Mais une fois en place, ils ne coûtent plus rien. À long terme, il n’y a donc plus de récurrence. Ça va entraîner des économies », croit-il en soulignant que les arrangements floraux génèrent des coûts annuels importants d’entretien, d’arrosage et de désherbage.

Autre aspect important de la démarche : cela contribue à « animer la Ville », ajoute le maire. « Ça permet de faire ressortir des choses. Les balles de tennis près du tennis Saint-Luc, ce n’est pas désordonné. Les crayons de couleur près d’une école primaire. Ça a un sens. Ça crée aussi un sentiment d’appartenance aux quartiers, un endroit plus agréable à vivre. Ça fait aussi une ville qui est un peu unique », estime-t-il.

Les travaux sont déjà annoncés par le biais de panneaux.

Le maire Bonin précise toutefois que ce type d’aménagement ne commencera pas à se multiplier pas aux quatre coins de la Ville. « Il y a probablement des endroits où ça ne sera pas approprié. Il ne faudra pas que ça devienne systématique que quand on fait un coin de rue, il doit y avoir quelque chose de ludique », lance-t-il.