Même si le coroner n’est pas parvenu à établir pourquoi un piéton était couché sur la route 112 lorsqu’il a été happé mortellement par une voiture en octobre 2018 à Granby, les analyses toxicologiques ont démontré que ce dernier était fortement intoxiqué au moment de l’accident.

Piéton happé mortellement en 2018: la victime était fortement intoxiquée

Même si le coroner n’est pas parvenu à établir pourquoi un piéton était couché sur la route 112 lorsqu’il a été happé mortellement par une voiture en octobre 2018 à Granby, les analyses toxicologiques ont démontré que ce dernier était fortement intoxiqué au moment de l’accident.

Âgé de 20 ans, David Côté a passé les heures précédant son décès dans deux bars de Granby. Au moment de quitter un premier établissement licencié, vers 1 h 30, il a refusé de prendre un taxi ou qu’un ami le reconduise préférant plutôt marcher, soulève la coroner Me Sophie Régnière, qui a mené l’investigation. En traversant l’aire extérieure d’un dépanneur, sa démarche était chancelante.

Il a poursuivi sa soirée dans un autre bar. Une heure et quart plus tard, un conducteur a aperçu la victime, David Côté, qui marchait sur la chaussée en direction de Granby. Sa démarche était encore chancelante et le conducteur a failli le percuter.

Quelques minutes plus tard, un automobiliste a soudainement senti quelque chose sous sa roue, du côté conducteur. Croyant avoir frappé un animal, il a fait demi-tour et a constaté que la victime gisait sur le sol. Les services d’urgence ont aussitôt été alertés. Des manœuvres de réanimation ont été entreprises par les ambulanciers et se sont poursuivies à l’hôpital où son décès a été constaté plus tard.

Des analyses toxicologiques ont démontré que l’alcoolémie de la victime était de 217 milligrammes par 100 millilitres de sang, alors que la limite permise pour conduire est 80 milligrammes par 100 millilitres de sang. Il y avait également présence de cannabis et de métabolite de la cocaïne dans son organisme.

L’analyse de la scène de l’accident a démontré que la victime était « couchée sur le dos dans la voie de droite (...). L’enquête n’a pas permis de déterminer les raisons pour lesquelles elle était dans cette position : elle a peut-être chuté ou elle s’est couchée », souligne la coroner.

La victime, qui occupait deux emplois, dont un à Gatineau, travaillait sept jours sur sept, selon les témoignages de ses proches. La nuit de son décès, il avait un transport pour se rendre en Outaouais, mais il a passé la soirée dans deux bars.

L’état de la chaussée, l’éclairage, la vitesse, l’état du véhicule impliqué et le comportement du conducteur ne sont pas en cause dans la tragédie, précise Me Régnière, et ce, même si le pare-brise présentait un bris et était sale à l’intérieur, réduisant ainsi la visibilité.

La coroner conclut à un décès accidentel.