La protection de l’environnement est une des priorités de Pierre Plante, candidat dans le district 1 à Bromont.
La protection de l’environnement est une des priorités de Pierre Plante, candidat dans le district 1 à Bromont.

Pierre Plante: pour l’équité avant tout

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Impliqué dans une course à trois dans le quartier Mont-Soleil à Bromont, Pierre Plante articule principalement sa campagne autour de notions de justice naturelle et d’éthique.

Cinéaste engagé, Pierre Plante avait déjà flirté avec la sphère politique en 2003. Sous les couleurs de l’Action démocratique du Québec (ADQ), il s’était alors mesuré au vétéran député de Brome-Missisquoi­ Pierre Paradis. Il avait recueilli près de 6000 votes, soit environ 18 % des suffrages, terminant­ au troisième rang. 

L’idée d’un retour dans l’arène, cette fois à l’échelon municipal, a graduellement fait son chemin. « Ça fait un bout que je pense à la politique. Mais je n’étais pas prêt, a-t-il indiqué. Je veux prendre le temps de bien faire les choses. [...] Je suis père d’une fille de 12 ans. Je m’implique pour moi, pour la ville et les concitoyens et pour elle. »

En fait, le déclic s’est fait peu de temps après la fin du tournage du film The Gift, du réalisateur québécois Claude Lalonde, dans lequel les vedettes internationales Sir Patrick Stewart et Katie Holmes campent les principaux personnages. « Quand j’ai terminé ce gros film au début août, je suis parti en vacances. Au total, j’ai été loin de la maison pendant un peu plus de deux mois. Quand je suis revenu à Bromont, j’ai constaté que ça avait changé. [...] J’ai l’impression que d’un coup, la municipalité devient une “ville champignon”, a-t-il dit, faisant référence aux projets domiciliaires qu’il juge trop nombreux. Et ça me fait peur. »

Pierre Plante se mesurera donc au conseiller sortant dans Mont-Soleil, Pierre Distilio, puis à Chantal Lecourt. « Je n’ai rien contre les deux autres candidats, a-t-il soutenu. Je veux simplement apporter un nouveau souffle à Bromont. » Garder son indépendance demeure « capital » pour l’aspirant conseiller qui a eu le coup de foudre pour Bromont il y a près de deux décennies. « À Bromont, il y a des cliques. Moi, je n’embarque pas là-dedans. Je veux faire de la politique pour les bonnes raisons. »

Une question de valeurs

L’économie sociale, l’environ­nement, la culture et le volet communautaire figurent parmi les sphères d’intérêt de Pierre Plante. L’homme dit par ailleurs suivre de près les principaux dossiers traités lors des séances mensuelles du conseil, via les procès-verbaux. Prendre des engagements formels n’est toutefois pas sa tasse de thé. « Je n’ai pas de programme, a-t-il fait valoir. Je veux m’asseoir, écouter et regarder ce qui se passe. Là où on peut faire bouger les choses, j’y serai. C’est une question de valeurs. Les comités, je n’ai pas de problème avec ça. J’ai le temps. »

Le projet de centre communautaire interpelle particulièrement le documentariste. « Bromont a une population jeune, mais aussi une population vieillissante. Je pense que la municipalité doit s’activer pour devenir plus multigénérationnelle, a-t-il mentionné. On devrait avoir un vrai centre communautaire. Je ne veux pas faire de promesse, mais c’est vers ça que je tends. »

Lorsqu’on lui demande quelle est l’essence de Bromont, Pierre Plante répond sans hésiter : « Un havre de paix. Un poumon avec tous ces arbres et cette belle nature. Et il faut le garder comme ça. »