Liliane Miner et son bordel Palace of Sin ont bel et bien existé à Glen Sutton au siècle passé.

Pièce Réguines et fantômes: le Chemin des Cantons hanté?

Le Chemin des Cantons serait-il hanté ? C’est du moins ce qu’en déduit le chasseur de fantôme Glenn Stevens de Danville, personnage de la pièce Réguines et fantômes qui était présentée samedi à Bromont et Cowansville.

À l’ombre des arbres du parc John-Savage, la pièce était présentée pour une seconde fois à Bromont samedi matin, avant la première à Cowansville, au musée Bruck en après-midi.

Objets qui apparaissent à leur guise et bruits étranges dans des lieux historiques : tout porte à croire que le Chemin des Cantons serait hanté par un fantôme.

C’est cette situation qui explique la présence de l’exubérant Glenn Stevens (Alexandre Leclerc), chasseur de fantôme de Danville, « plus habitué à dealer avec des photos floues que de vrais fantômes », de son propre aveu.

Déployé sur le terrain avec ses « réguines », son attirail de chasseur de fantôme, celui-ci viendra perturber Olivia (Sophie Toutant-­Paradis) qui s’efforce de faire croire au public qu’il s’agit d’une présentation historique banale.

Le fantôme en question ne tardera pas à arriver. Il s’agit de la tenancière du bordel Palace of Sin, Liliane Miner (Rosie-Anne Bérubé-Bernier), qui charmera le public en racontant son histoire du temps de la prohibition.

Interactive et historique

« C’est vraiment une pièce grand public, les comédiens peuvent l’adapter selon le public et elle est relativement courte, donc ça convient aux plus petits », souligne Danie Béliveau, de Tourisme Cantons-de-l’Est, présente samedi matin à Bromont comme simple spectatrice.

À plusieurs moments, le public est invité à se déplacer sur le site afin de suivre le récit. Les acteurs interagissent avec le public avec des objets d’époque qui ont tous en commun de représenter des arrêts du Chemin des Cantons.

L’aspect historique de la pièce a été apprécié par la vingtaine de spectateurs présents à Bromont. Bien que le récit fasse appel au surnaturel, l’essentiel de la pièce est basé sur des faits historiques. Liliane Miner et son bordel ont bel et bien existé à Glen Sutton au siècle passé, de même que de nombreux événements mentionnés par les acteurs.

Créée par les productions Traces et Souvenances de Sherbrooke, à la demande de la corporation de gestion du Chemin des Cantons, la pièce a déjà été présentée à quelques reprises depuis le début de l’été. Elle reviendra dans la région le 11 août, au parc John-Savage de Bromont et au musée Bruck de Cowansville, le 18 août de nouveau à Bromont alors que la dernière représentation de la saison aura lieu le 29 septembre au parc Denise-Lauzière de Waterloo.