Candidat au poste de conseiller numéro 6 à Roxton Pond, Philippe Brasseur propose un programme électoral axé sur les jeunes et le développement économique.

Philippe Brasseur fait le saut en politique

Philippe Brasseur­ déborde de passion. Pour sa famille, son travail, ses entraînements et ses compétitions de triathlon. Il souhaite ajouter la politique municipale à son panier d'activités en se portant candidat au poste de conseiller dans le district 6 à Roxton Pond.
L'homme de 44 ans tente de suivre les traces de son père, Omer Brasseur­, qui a occupé cette fonction jusqu'en 2013. « C'est le district du village, celui que j'habitais quand j'étais tout jeune et celui que j'habite encore aujourd'hui. C'est dans ce poste que je veux continuer de m'impliquer pour notre communauté­ », explique-t-il.
M. Brasseur connaît bien la municipalité. Pendant 20 ans, il y a travaillé comme pompier, occupant le poste de directeur du service des incendies pendant près de cinq ans. Au cours de son passage, il a mis sur pied avec ses collègues maintes activités de financement pour acheter des équipements spécialisés. Les pompiers ont également organisé de mémorables fêtes de la Saint-Jean-Baptiste pour les citoyens.
Son travail de directeur lui a de plus permis de travailler de près avec les directeurs généraux de la municipalité, le maire Raymond Loignon ainsi que les autres membres du conseil. Il a une bonne connaissance des rouages politiques et administratifs­ de la municipalité.
Ce grand sportif se concentre depuis quelques années sur son rôle d'enseignant auprès d'apprentis électriciens au Centre régional intégré de formation. Un travail « tellement enrichissant », selon ses propres mots. « Ça fait drôle à dire, mais un enseignant doit d'abord écouter ses étudiants. Ils ont tellement de choses à nous dire, à nous apporter. On peut vraiment les aider en sachant qui ils sont. C'est incroyable l'impact qu'on peut avoir sur des jeunes », raconte-t-il.
C'est cette écoute et son dynamisme qu'il propose aux électeurs de son district. Son programme électoral comporte quatre axes : renforcer les liens avec l'école de la municipalité, ajouter des commerces de proximité au village, mettre davantage en valeur le parc national de la Yamaska et créer des alliances économiques et touristiques avec les municipalités voisines.
M. Brasseur veut que la municipalité place les jeunes au coeur de ses préoccupations. Cela en s'impliquant davantage auprès de l'école en organisant différentes activités les concernant, dit-il. Les jeunes doivent pouvoir compter sur la municipalité pour les aider, croit-il.
La municipalité doit trouver des moyens d'accroître l'offre commerciale dans le village, soutient également l'aspirant conseiller. Les citoyens doivent par ailleurs les encourager en faisant leurs courses chez eux, ajoute-t-il.
Actif de développement
La fréquentation du parc national de la Yamaska n'est pas ce qu'elle devrait être, calcule Philippe Brasseur­. L'endroit a beau ne pas être situé dans son district, il représente un actif important pour le développement de la municipalité, selon lui.
Il propose de miser sur une meilleure visibilité du parc dans la région ainsi que de créer des trajets incitant les cyclistes à y passer et à venir à Roxton Pond. « C'est incroyable qu'on ait un parc national chez nous. Il n'y en a pas beaucoup au Québec. Mais on doit y aller plus et voir comment en profiter comme municipalité. »
L'autre filon économique se trouve dans les richesses de la région de la Haute-Yamaska, soutient M. Brasseur­. Ses municipalités doivent mieux travailler ensemble pour se développer. Il cite en exemples des partenariats d'entraide en matière d'incendie. Les municipalités ont su au fil des ans collaborer pour améliorer leurs services et leur efficacité. Il suggère une telle approche dans le développement économique de la région, notamment en misant sur les produits­ du terroir.
M. Brasseur entend aller à la rencontre des gens de son district d'ici les élections du 5 novembre pour leur faire part de ses idées et entendre les leurs. Une course de longue haleine, dit-il.