Sans opposant, le maire René Beauregard a été reconduit dans ses fonctions.

Peu de changements au conseil de Saint-Joachim

Le 5 novembre prochain, le visage du conseil municipal de Saint-Joachim-de-Shefford demeurera principalement le même. À commencer par le maire René Beauregard­, qui entamera un nouveau mandat de quatre ans sans avoir rencontré la moindre opposition.

M. Beauregard avait beaucoup hésité avant de confirmer s’il briguait à nouveau le poste de maire de la municipalité. Son emploi de directeur de l’organisme Au cœur des familles agricoles (ACFA), établi à Saint-Hyacinthe, lui laissait moins de temps pour occuper la mairie. 

Mais après discussion avec les administrateurs de l’ACFA, René Beauregard avait annoncé, en juin dernier, qu’il serait en mesure de concilier les deux fonctions.

Personne ne s’étant porté candidat contre lui, il poursuit donc sur sa lancée, amorcée en 2005. « On ne sait jamais ce qui peut arriver, mais jusqu’à la dernière minute, je n’entendais parler de rien », confie-t-il, visiblement heureux de la tournure­ des événements.

Le politicien n’y voit pas là un désintérêt de la population, mais plutôt un signe de reconnaissance. « Si ça allait mal, des gens se présenteraient. On n’est pas parfaits, mais dans les quatre dernières années, on a fait de belles choses. »

Financièrement, Saint-Joachim tire bien son épingle du jeu, rappelle-t-il, avec un surplus accumulé d’environ 600 000 $, une dette à zéro et un taux de taxation en baisse à 0,60 $ par 100 $ d’évaluation.

Selon M. Beauregard, deux dossiers demeureront prioritaires durant le prochain mandat : l’élargissement de la zone résidentielle et la venue d’un Centre de la petite enfance à Saint-Joachim. « Au cours des trois ou quatre dernières années, ce projet n’a pas avancé comme on voulait. On va remettre des efforts là-dessus, car il y a des besoins en ce sens. »

Bref, dit-il, « il faut continuer d’être à l’écoute de la population ». 

« On n’est pas juste là pour mettre de la gravelle dans les chemins de terre. Il y a une contribution humaine dans nos décisions. Le meilleur exemple de ce qui se passe chez nous, c’est le fait que près de 10 % de notre population fait du bénévolat dans la municipalité. »

Un seul poste en élection

Au lendemain du scrutin, René Beauregard ne sera pas dépaysé à la table du conseil. Ses collègues Pierre Daigle, Christian Marois, François Lamoureux et Johanne Desabrais sont tous réélus.

Francine Vallières Juteau succède quant à elle à la conseillère Micheline­ Beauregard Dalpé, qui a choisi de quitter le milieu municipal.

Seul le poste 3 fait l’objet d’un scrutin. La conseillère sortante, Caroline Blanchard, y affronte la candidate Sophie Beauregard.