Les policiers de Granby ont mis la main sur une importante quantité de drogues jeudi dans un appartement du 1130 Simonds Sud, situé en face de l’école secondaire J.-H.-Leclerc.

Perquisition de drogues face à une école

Les policiers de Granby ont mis la main sur une importante quantité de drogues, jeudi vers 18h15, dans un appartement du 1130 Simonds Sud, face à l’école secondaire J.-H.-Leclerc. Deux suspects ont aussi été interceptés à bord d’un véhicule alors qu’ils quittaient les lieux.

Sur eux, dans la voiture et dans l’appartement occupé par le passager du véhicule, Jessy Blanchard, 27 ans, les policiers ont saisi 2500 $ en argent canadien, plus de 1000 comprimés qui pourraient être de la méthamphétamine, près de 50 grammes de cocaïne et plus de 120 grammes d’une substance brunâtre qui pourrait être du hachisch.

Les agents ont également trouvé sur place plus de 350 grammes de cannabis en cocotte, plus de 10 grammes de ce qui pourrait être de la wax — un dérivé du cannabis à forte teneur en THC — ainsi que d’autres substances qui seront analysées en laboratoire. Ils ont également découvert des équipements servant au trafic de stupéfiants.

Plus d’une centaine de munitions de plusieurs calibres différents ont aussi été saisies. Caroline Garand, porte-parole du Service de police de Granby, assure que les enquêteurs vont se pencher sur ces munitions, d’autant plus qu’ils n’ont pas trouvé d’armes.

«Le dossier d’enquête a débuté à l’automne dernier à partir d’informations reçues du public, explique Caroline Garand. À bord du véhicule, on a intercepté deux suspects. Le conducteur, un homme de 21 ans, a été arrêté puis libéré par sommation.»

Jessy Blanchard, un homme connu des policiers, fait pour sa part face à des accusations de possession en vue de trafic. Il a comparu vendredi après-midi au palais de justice de Granby et a été gardé détenu au moins jusqu’à son retour en cour, pour la forme, lundi prochain.

L’appartement est situé juste en face de l’école secondaire J.-H.-Leclerc. Est-ce que le suspect vendait à des jeunes ? «Tout est possible. C’est sûr qu’un point de vente à proximité d’une école, c’est questionnable. Il était important d’agir rapidement», indique l’agente Garand.

— Avec la collaboration de Pascal Faucher