La présence de Pepper dans l’enceinte de l’Assemblée nationale démontre l’ouverture et l’accessibilité de l’institution à tous ses citoyens, relève Claire Samson.

Pepper est immortalisé à l'Assemblée nationale

Pepper, le chien d’assistance de la députée d’Iberville Claire Samson, laissera sa trace pour toujours à l’Assemblée nationale.

À la suggestion du président de l’Assemblée nationale et député de Westmount-Saint-Louis, Jacques Chagnon, un portrait du caniche royal a été accroché sur une colonne de la cafétéria juste avant les Fêtes. « Il souhaitait que ce soit installé là où le public pourrait voir le portrait », explique Mme Samson. 

Le tout symbolise la présence du premier — et du seul pour le moment — chien d’assistance dans l’enceinte du parlement québécois. « Ça démontre que l’Assemblée nationale est ouverte et accessible à tous les citoyens, peu importe leur provenance et leur condition de santé, relève la députée atteinte d’épilepsie depuis une quinzaine d’années, effet secondaire d’une chirurgie. Ça envoie le message que rien n’est insurmontable quand on veut vraiment réaliser ses rêves. »

Selon sa maîtresse, Pepper est devenu au fil des ans la « mascotte » des parlementaires, à Québec. « Quand j’ai fait la demande [d’amener Pepper à l’Assemblée nationale], ça a tout de suite été accepté, se souvient Mme Samson. Tout le monde l’aime ! »

De belles années devant lui

En plus d’aider sa maîtresse à bien gérer son état de santé — Pepper peut sentir une crise d’épilepsie chez Mme Samson quelques heures avant qu’elle ne se produise, ce qui permet à la députée de l’éviter —, le caniche hypoallergène joue aussi les sensibilisateurs afin d’éduquer le public au rôle crucial des chiens d’assistance. 

« Les gens qui côtoient ou qui rencontrent Pepper apprennent aussi à interagir avec un chien de service. Par exemple, ils apprennent qu’on ne peut jamais le flatter et jouer avec lui lorsqu’il porte son dossard », illustre l’élue. 

À dix ans, Pepper a atteint l’âge de la retraite. « C’est un chien américain dressé aux États-Unis, explique Mme Samson. C’est automatique, dès qu’ils atteignent neuf ans, ils perdent leur certification de chien d’assistance, car les chiens plus âgés sont parfois plus distraits, moins concentrés. Ce n’est pas le cas de Pepper ! »

Le caniche a donc encore de belles années de service devant lui. « Pour moi, ça ne change pas grand-chose. Pepper est encore un chien de service. C’est un workaholic ! Le concept de retraite en est un de très humain. Les animaux ne connaissent pas ça. »

À la suggestion du président de l’Assemblée nationale, un portrait du caniche royal a été accroché sur une colonne de la cafétéria juste avant les Fêtes.

Second mandat souhaité

Claire Samson ne le cache pas, elle compte bien se représenter aux élections prévues en octobre dans l’espoir de remporter un second mandat. « J’aime trop ça pour arrêter maintenant ! Avoir su, j’aurais même dû faire de la politique avant ! », lance-t-elle avec enthousiasme.

Beaucoup de pain l’attend encore sur la planche, estime la députée caquiste. « Le dossier de la sécurité routière, particulièrement sur la route 112, est important. C’est épouvantable », note l’élue, qui est notamment préoccupée par la sécurité des écoliers qui traversent la route provinciale au cœur de Saint-Césaire et par le prolongement de l’autoroute 35.

La tournée effectuée auprès des maires de sa circonscription, après les élections municipales de décembre, a aussi permis à Mme Samson de dresser une liste des préoccupations de ceux-ci.

« Ce qui ressort, c’est le besoin en infrastructures. Qu’on parle d’égouts, d’aqueducs, même d’un aréna. Les municipalités ont besoin d’investir pour entretenir ce qu’elles ont ou pour offrir davantage de services, d’autant plus que la population dans notre région ne cesse de croître. »