Le manque de premiers répondants à Sainte-Cécile-de-Milton est criant, explique Bruno Therrien, l’officier responsable du service qui est également offert à Roxton Pond. Il manque au moins neuf secouristes pour compléter l’équipe.

Pénurie de premiers répondants à Sainte-Cécile-de-Milton et Roxton Pond

La pénurie de main-d’oeuvre ne se fait pas sentir que dans les entreprises. Le service de premiers répondants offert à Sainte-Cécile-de-Milton et Roxton Pond doit composer quotidiennement avec un manque criant de secouristes.

« C’est un cri d’alarme qu’on lance. On se casse la tête jour après jour, indique d’entrée de jeu Bruno Therrien, officier responsable des premiers répondants de Roxton Pond et Sainte-Cécile-de-Milton. Depuis six mois, on est beaucoup en baisse (au niveau des) premiers répondants. »

Le service compte actuellement six premiers répondants à Sainte-Cécile-de-Milton qui sont appelés à répondre à environ 100 appels chaque année sur leur territoire et 18 du côté de Roxton Pond qui répondent à environ 200 appels sur une base annuelle dans leur municipalité. « À Sainte-Cécile-de-Milton, il faudrait avoir au moins 15 premiers répondants actifs », explique l’officier, soit neuf de plus qu’à l’heure actuelle.

Le mandat des premiers répondants est de répondre aux appels médicaux d’urgence. Ils interviennent notamment auprès de personnes souffrant de problèmes respiratoires ou cardiaques, d’individus victimes d’une chute ou impliqués dans une collision routière, par exemple. Ils sont déployés sur les lieux d’une urgence en attendant les paramédics qui prennent la relève et assurent le transport du patient vers un centre hospitalier. Le délai des ambulanciers est d’environ 12 minutes à Roxton Pond, explique M. Therrien.

« Quand tu reçois un appel, c’est l’adrénaline qui embarque, décrit-il. C’est une urgence et tu vas aider quelqu’un qui pourrait mourir si tu n’interviens pas. Il faut aimer aider les autres. »

Les équipes, composées de deux secouristes, doivent offrir six gardes par mois, soit des périodes pendant lesquelles elles sont présentes sur le territoire et disponibles pour répondre aux appels. « Ça permet à tout le monde de participer et on n’essouffle pas personne », dit M. Therrien. Elles sont rémunérées lorsqu’elles reçoivent un appel.

Le manque de bénévoles est si flagrant à Sainte-Cécile-de-Milton que les premiers répondants de Roxton Pond acceptent d’être de garde pour couvrir le territoire voisin, explique M. Therrien. « C’est la seule solution que j’ai trouvée. Mais pendant que Roxton Pond intervient à Sainte-Cécile-de-Milton, le territoire est à découvert », dit-il.

Les officiers prennent aussi la relève quand aucun secouriste n’est disponible.

Le responsable avoue que les membres du service sont « essoufflés, mais ils ne veulent pas laisser les citoyens sans service, sans soutien ». « Ce qui est valorisant, c’est de faire la différence », estime Bruno Therrien.

Les citoyens intéressés à devenir premiers répondants doivent suivre une formation d’une durée de 60 heures dont les frais sont

déboursés par la municipalité. Trois formations pour le maintien des compétences sont ensuite obligatoires chaque année, explique l’officier responsable qui invite les personnes intéressées à se joindre à eux à contacter la municipalité.

La difficulté à recruter des premiers répondants n’est par ailleurs pas unique à ce service. À Sutton par exemple, l’organisation est également à la recherche de bénévoles depuis quelques mois afin de compléter son équipe.