Paul Sarrazin demeure préfet de la Haute-Yamaska pour les deux prochaines années.

Paul Sarrazin réélu préfet de la Haute-Yamaska

Sans grande surprise, le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin, conserve son siège de préfet de la Haute-Yamaska. Appelés à se prononcer, les maires de la région l’ont reconduit dans les fonctions qu’il occupe depuis novembre 2017. Le maire de Granby, Pascal Bonin, demeure quant à lui préfet suppléant.

Réalisée par vote secret, au début de la séance ordinaire de mercredi soir, l’élection de M. Sarrazin s’est déroulée rondement, celui-ci recueillant la faveur de tous les autres maires dès le premier tour. Une décision unanime qui a réjoui le principal intéressé. « Je suis privilégié d’occuper cette chaise et d’obtenir un vote unanime. C’est une belle tape dans le dos et une marque de reconnaissance. »

On sait que Paul Sarrazin a été préfet de 2005 à 2009. De 2015 à 2017, il avait tenu les rênes de la préfecture de façon « bicéphale » avec le maire Pascal Bonin, avant de reprendre seul la barre en 2017. Comme le veut la norme, son nouveau mandat s’échelonnera sur deux ans.

Dans une courte allocution prononcée après le vote, le préfet a d’abord affirmé son désir d’amener à bon port le projet du siège social de la MRC, qui fait l’objet d’une valse-hésitation depuis quelques années. L’intention des élus de démolir et de reconstruire l’édifice du 142, Dufferin à Granby semble compromise en raison des coûts élevés d’un tel chantier. L’idée d’acheter une bâtisse existante a récemment été évoquée. Chose certaine, la MRC a renouvelé, pour 2020, son bail avec la Ville de Granby pour se donner le temps de peser le pour et le contre. Paul Sarrazin semble toutefois pressé d’en venir à une conclusion.

« C’est un dossier qui va aboutir plus tôt que tard », a-t-il assuré.

La vision stratégique dont la MRC devrait se doter fait également partie des priorités de Paul Sarrazin. À la suite d’une rencontre tenue en octobre dernier en présence d’intervenants du milieu, ce dernier souligne l’importance pour la MRC de renouer avec son rôle de leader en matière de développement économique, de tourisme et d’environnement, notamment... « Il y a des attentes du milieu, mais je pense que le fruit est mûr pour reprendre le leadership dans certains volets. »

M. Sarrazin souhaite aussi rencontrer sans tarder le nouveau préfet de la MRC Brome-Missisquoi, Patrick Melchior, pour développer une position commune au sujet d’un éventuel changement de région administrative, mais également en matière de main-d’œuvre et de tourisme, dit-il.

Pascal Bonin

Par ailleurs, l’absence de M. Bonin à la table des maires — il est en congé de maladie depuis la mi-novembre pour une période indéterminée — n’a pas empêché ses collègues de le nommer unanimement au poste de numéro deux.

Selon Paul Sarrazin, le maire de Granby avait manifesté son désir de demeurer préfet suppléant avant son départ précipité. Il n’était donc pas question pour ses confrères de désigner quelqu’un d’autre.

« Ça aurait été inapproprié de débattre là-dessus en son absence. C’est une question de respect à son égard. Ça allait de soi. »

M. Bonin sera assermenté à son retour à la MRC.

PAS D’ARGENT NEUF POUR LA VOIX DE L’EST

Les élus de la Haute-Yamaska ont convenu, mercredi soir, de maintenir le budget de la MRC en fourniture d’espace médias dans La Voix de l’Est pour les cinq prochaines années. Ils ont toutefois refusé de débloquer l’aide de 50 000 $ qui leur avait été demandée pour supporter le lancement de la nouvelle Coopérative de solidarité La Voix de l’Est.

Le préfet Paul Sarrazin a justifié ce refus par le manque d’informations disponibles. « Pour l’instant, c’est non, car il manque des détails dans le plan d’affaires. On parle d’argent public et devant les citoyens, on trouvait drôle de s’engager dans ce projet sans trop savoir. »

Mais il ne ferme pas la porte définitivement. « Quand le plan d’affaires sera fait et mieux attaché, on pourra réévaluer la demande. Si le dossier évolue et que d’autres informations sont rendues disponibles, on est prêts à le revoir. »  

Dans une lettre ouverte publiée dans nos pages le 29 août dernier, M. Sarrazin avait souligné l’importance de l’information régionale et livré un vibrant plaidoyer en faveur de la survie de La Voix de l’Est. Il en avait profité pour rappeler « que la MRC de la Haute-Yamaska fait partie des organisations municipales qui publient leurs avis publics dans La Voix de l’Est et qu’elle n’a jamais songé à faire autrement. Et elle entend continuer à le faire ».

Évalué en moyenne à 18 000 $ par année, l’investissement en publicité et en promotion médias totalisera donc 90 000 $ sur cinq ans, même si la MRC avait dépensé 113 000 $ dans le journal au cours des cinq dernières années. Cet écart s’explique par l’injection, en 2019, d’une somme plus importante qu’à l’habitude pour promouvoir et mettre en place la collecte de matières organiques en Haute-Yamaska.