Des policiers de Granby patrouilleront maintenant à pied. Le mandat a été confié aux agents du département de la prévention. Sur la photo, on reconnaît les policiers Guy Rousseau et Caroline Garand.

Patrouiller les rues de Granby à pied

Ne soyez pas surpris de croiser des policiers de Granby qui patrouillent... à pied ! Les agents du département de la prévention sillonneront désormais le centre-ville, les commerces et les différents endroits publics pour rencontrer les citoyens afin de discuter des problématiques qu'ils vivent. Une première pour le service.
Les agents Caroline Garand et Guy Rousseau sont débarqués au centre-ville en matinée, mardi. Leur mandat du jour : rendre visite aux commerçants de la rue Principale pour leur annoncer leur présence dans les semaines à venir. Ils en étaient à leur première patrouille of­ficielle à pied. La Voix de l'Est les a accompagnés. 
« La Ville de Granby s'est donné le but d'innover en 2017 et nous aussi on va innover au service de police, dit Guy Rousseau à propos de la nouvelle patrouille. L'objectif est de se rapprocher des citoyens, d'aller vers eux pour connaître leurs préoccupations dans le but de les aider. »
Surpris, puis heureux
Dans chaque commerce et entreprise visitée, les employés et propriétaires étaient d'abord surpris de les voir arriver. Mais après quelques explications sur le but de leur présence, les commerçants s'en sont réjouis. 
« Je trouve ça intéressant », a dit une employée de la Société des alcools du Québec, où les policiers se sont arrêtés.
À quelques pas de là, des employés d'un restaurant étaient tout aussi heureux d'apprendre la présence des agents à pied au centre-ville. « C'est rassurant », a lancé l'une d'elles. 
À plusieurs endroits, on a signalé aux policiers la présence d'hommes qui consomment de l'alcool et qui mendient dans des stationnements près des institutions financières. « Certaines employées ont peur », a rapporté un travailleur qui a été témoin de cette situation à quelques occasions.
« Plusieurs personnes nous ont mentionné cette situation, donc c'est de l'information qu'on va transmettre aux autres policiers », indique Caroline Garand. 
Pendant leur première patrouille, les agents sont aussi allés à la rencontre de quelques groupes d'adolescents réunis au parc Miner pour leur rappeler que, comme à l'école, il y a des règles à suivre dans les parcs de la Ville. Certains jeunes en ont profité pour leur poser quelques questions, notamment sur l'interdiction­ des vélos dans les parcs. 
Les policiers ont également fait un arrêt à la piscine Miner, où on leur a raconté un incident survenu récemment. En patrouillant dans l'avenue du Parc, le duo en a profité pour discuter avec des citoyens assis sur leur balcon pour les informer de leur présence. Encore une fois, la nouvelle­ a été bien accueillie. 
En s'arrêtant dans un dépanneur de quartier, les policiers ont même eu droit à un brin de l'histoire du commerce. Le propriétaire leur a fait savoir que tout allait bien de son côté.
Pas d'horaire 
Ces patrouilles à pied s'ajoutent à celles qui sont déployées lors de grands rassemblements, notamment à la Fête nationale au parc Daniel-Johnson ou à la Fête des mascottes au centre-ville, lors desquels des effectifs supplémentaires sont prévus.
Les policiers du département de la prévention débarqueront ainsi de temps à autre pour patrouiller à pied. « Il n'y a pas d'horaire ni de date définie. Les policiers, au gré de leur quotidien, quand ils auront du temps libre, vont pouvoir aller patrouiller à pied dans différents endroits pour rencontrer les gens », dit l'agent Rousseau­, heureux de l'accueil reçu lors de la première patrouille.
Un travail de proximité
Les patrouilleurs à vélo du Service de police de Granby sont de retour sur les routes et pistes cyclables. Et leur mandat est d'abord et avant tout un travail de proximité. 
Équipés de la même façon que lorsqu'ils sont au volant d'une voiture de patrouille et vêtus d'un uniforme aux couleurs du service de police, les agents à vélo - ils sont trois à le faire - patrouillent principalement en duo.
Policière depuis neuf ans, Catherine St-Jean en est à sa première expérience comme patrouilleur à vélo, un service en place depuis 2009 à Granby. « Le contact est vraiment différent, dit-elle, emballée par ses fonctions estivales. On parle plus aux gens et ils démontrent qu'ils nous apprécient. »
Une opinion partagée par son collègue François Fortier, policier depuis 27 ans à Granby et patrouilleur à vélo pour la première fois en carrière. « Les gens viennent vers nous. On est parmi la population, les petites familles », dit-il. 
« Le mandat des patrouilleurs à vélo est évidemment de se rapprocher des gens, d'être près des citoyens », indique Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby.
Leur présence à vélo les rend également plus accessibles à la population, qui autrement dans certaines circonstances, n'aurait peut-être pas appelé au poste de police pour poser leur question ou rapporter une situation. « Ça permet de savoir des choses qu'on n'aurait pas su autrement », dit l'agente St-Jean. 
Interventions
Leur territoire est le même qu'à bord d'une voiture de patrouille, mais certains secteurs sont privilégiés, comme le centre-ville, les parcs et les secteurs boisés. Bref, des endroits auxquels ils accèdent plus facilement qu'à bord d'une voiture. « On peut passer derrière les bâtiments. Ça se fait facilement à vélo », dit la policière, en ajoutant qu'ils n'ont pas la contrainte des bouchons de circulation. 
Leur délai d'intervention est rapide. Plus qu'on peut le croire, même. « On passe dans les ruelles, on descend les escaliers, décrit l'agent Fortier. Je ne pensais pas que c'était si rapide. »
L'environnement de travail des policiers à deux roues est totalement différent. « On voit tout. On entend tout », disent les deux policiers. « On voit la ville autrement », renchérit la policière, ajoutant qu'elle découvre « une autre facette de mon travail ». « Je me considère privilégié de faire partie de cette patrouille à vélo », affirme pour sa part l'agent Fortier. 
Les patrouilleurs à vélo ne répondent pas de façon systématique aux appels logés au service. Ils sont plutôt là pour intervenir en soutien à leurs collègues qui patrouillent en voiture.
Pendant la courte période lors de laquelle La Voix de l'Est a accompagné les patrouilleurs à vélo, mardi, ils ont été interpellés par différents citoyens pour plusieurs situations différentes, qu'il s'agisse d'une question sur la réglementation du stationnement ou une intervention auprès d'un piéton qui se promenait avec son chien sur la piste cyclable alors que cela est interdit. 
Une citoyenne a également rapporté aux policiers qu'une personne atteinte de déficience intellectuelle a échappé à la surveillance de la dame qui l'accompagnait. Les policiers ont patrouillé le secteur, mais ils n'ont pas localisé l'homme.
Ce jour-là, les agents ont aussi participé à une activité de sensibilisation dans un quartier résidentiel.
Ils ont poursuivi leur quart de travail dans les parcs. Ils ont entre autres été interpellés par une adolescente qui disait avoir perdu son appareil électronique et soupçonnait un groupe de jeunes de l'avoir trouvé et gardé. Des recherches ont été effectuées dans le secteur, mais sans découvrir la moindre trace de ces individus. 
Les policiers à vélo sont également là pour appliquer le Code de la sécurité routière. Ils portent par ailleurs une attention à des situations problématiques qui leur sont rapportées, comme la consom-mation d'alcool dans les endroits où elle est interdite. 
Les patrouilleurs à vélo seront en service jusqu'à l'automne.