Les nouveaux administrateurs de Pâtisserie Gaudet.

Pâtisserie Gaudet sur une bonne lancée

Pâtisserie Gaudet est revenue sur ses déboires des dernières années lors d’une rencontre le 28 août. La direction de l’entreprise d’Acton Vale assure qu’elle a maintenant la tête hors de l’eau. Elle souhaite d’ailleurs embaucher de nouveaux travailleurs.

Pâtisserie Gaudet emploie actuellement 159 personnes. Elle est le deuxième plus important producteur de tartes et de tartelettes au Canada, en plus de figurer parmi les quatre principaux fournisseurs dans ce domaine en Amérique du Nord.

Après la signature d’un important contrat avec Walmart USA, Pâtisserie Gaudet a dû ouvrir une deuxième usine, il y a quelques années, pour répondre à la demande.

Des Pépins majeurs

Mais le nouveau bâtiment a connu plusieurs problèmes de démarrage. L’entreprise valoise s’est retrouvée avec une nouvelle usine qui ne produisait pas et une autre, plus ancienne et équipée de vieilles machines, surchargée pour répondre aux exigences de l’important contrat signé avec Walmart USA et ceux des autres clients.

« Lorsqu’on met de la pression comme ça sur une usine, sans un bon plan de maintenance de l’équipement, c’est comme conduire une voiture des années 1980 sur une piste de course. Le premier tour, ça va, on a l’impression que ça roule, on sort des tartes, mais si on ne fait pas de maintenance, tout va casser. C’est ce qui est arrivé », illustre le directeur général de Pâtisserie Gaudet, Georges Berbari.

Les pertes ont été énormes. Puisqu’il y avait des risques avec certains clients, la Pâtisserie a même dû couper dans la production de sa marque maison.

Mais l’entreprise s’est retroussé les manches. Après avoir démontré que son plan de restructuration était sur la bonne voie, elle a reçu, en janvier dernier, 2,4 millions $ provenant d’Investissement Québec.

Des inquiétudes avaient été soulevées quant à la possibilité que l’entreprise d’Acton Vale soit rachetée par son principal concurrent, puis déménagée en Ontario. Il fallait donc agir.

importante progression

Maintenant que Pâtisserie Gaudet a traversé cette période difficile, la nouvelle direction regarde de l’avant, en équipe, assure M. Berbari.

« Les investisseurs et les partenaires sont les mêmes qu’il y a trois ans, mais la direction est différente », précise-t-il.

Aussi, l’entreprise travaille actuellement sur la signature d’un contrat avec une grande entreprise canadienne, de la même envergure que Walmart.

« Et l’équipe actuelle est prête à grossir. On est vraiment prêts ! L’ambiance est meilleure, on s’améliore et l’avenir est très brillant pour nous. C’est une fierté non seulement québécoise, mais aussi canadienne. »

À l’usine B, la production a joué au yo-yo au fil des dernières années, passant d’entre 6 000 et 9 000 tartes par jour à aucune. Un jour, l’équipe a toutefois réussi, et ce pour la première fois, à atteindre le cap des 17 000 tartes.

« C’était énorme ! Après tout ce travail, l’équipe est maintenant capable de produire en moyenne 25 000 tartes quotidiennement », se réjouit Georges Berbari. L’objectif est maintenant d’arriver à en produire 23 000 par jour.

« Bravo aux employés qui ont eu le courage de rester. Ça montre une confiance énorme dans la compagnie. »

Du côté des tartelettes, la production est d’environ un million par semaine, mais on souhaite la faire passer à 1,3 million.

Investissement Québec

Pour avoir du financement de la part des banques et d’Investissement Québec (IQ), Pâtisserie Gaudet a projeté sa productivité, sur trois mois, de novembre 2018 à janvier 2019.

Un spécialiste d’IQ a donc suivi l’entreprise pendant toute cette période, pour finalement accorder 2,4 millions $ afin d’assurer la pérennité de l’entreprise en sol québécois et de préserver les 160 emplois.

Chaque dollar dépensé était surveillé par le ministère des Finances, IQ et les banques. L’équipe de gestion de Gaudet a beaucoup appris durant cette période sur la façon de bien gérer l’usine.

IQ s’est retiré de la gestion de l’entreprise le 30 juin dernier.