Marie-Paule Millette, 98 ans, tricote depuis une quinzaine d’années des bonnets pour les nouveau-nés à l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins.
Marie-Paule Millette, 98 ans, tricote depuis une quinzaine d’années des bonnets pour les nouveau-nés à l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins.

Passer le temps en tricotant des bonnets pour bébés

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Grande de 98 printemps et des dizaines d’années à tricoter, Marie-Paule Millette ne se lasse pas de ce loisir. Depuis une quinzaine d’années, elle prend plaisir à tricoter des bonnets pour les bébés qui naissent à l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, à Cowansville. Cette fois-ci, sa routine change un peu, mais les aiguilles se font toujours aller.

«Chaque sac que je livre a une soixantaine de bonnets. J’en ai présentement 63, j’en ai encore deux à faire. Mais là, je ne peux plus aller les porter à l’hôpital. Il a fallu que je trouve quelqu’un pour aller les porter à ma place», explique la dame presque centenaire.

Seule dans son appartement, dans une résidence privée à Farnham, elle s’occupe à sa façon durant le confinement qui la prive de visites.

«Je fais de la lecture, du tricot et des mots croisés C’est ça qui est mon désennui. J’ai toujours tricoté. J’ai eu cinq enfants. Tout ce dont ils avaient besoin en tricot, je le faisais. Quand ma famille est partie, je suis tombée seule.»

Puis, un jour, une dame qu’elle a rencontrée lui a proposé de faire des bonnets pour les nouveau-nés afin qu’ils gardent leur chaleur. Elle a accepté et n’a jamais arrêté. Bien des parents et des enfants ont aujourd’hui un bonnet que Mme Millette a tricoté au fil des ans.