Plusieurs représentants de la région étaient présents au point de presse, lundi, pour témoigner leur appui au projet piloté par le maire de Saint-Bruno-de-Montarville, Martin Murray (2e en partant de la droite).

Passer de la parole aux actes pour les Montérégiennes

Il est temps de passer de la parole aux actes, a annoncé le maire de Saint-Bruno-de-Montarville, Martin Murray, à propos de l'avenir des Montérégiennes. Celui-ci invite ses pairs et les communautés environnantes à une vaste mobilisation dans l'optique de préserver et mettre en valeur les neuf sommets qui relient Montréal à l'Estrie.
Cet appel à tous fait suite aux Assises sur les Montérégiennes s'étant déroulées en octobre dernier avec la volonté d'élaborer une stratégie commune à propos des collines connues sous le nom des Montérégiennes : le mont Royal, le mont Saint-Bruno, le mont Saint-Hilaire, le mont Rougemont, le mont Saint-Grégoire, le mont Yamaska, le mont Shefford, le mont Brome et le mont Mégantic.
Au cours de ces assises, quatre pistes d'intervention avaient été ciblées et déclinées en plusieurs recommandations, qui serviront de plan d'action. Parmi les idées retenues, notons le développement d'une image de marque propre aux Montérégiennes, jumelé à un plan de mise en valeur propre à chaque montagne, mais aussi la valorisation des milieux naturels et la conservation­ de ceux-ci.
Résolution
Déjà, la municipalité de Saint-­Bruno-de-Montarville a rédigé et adopté une résolution reconnaissant la valeur identitaire du patrimoine collectif que constituent les collines montérégiennes et exprimant la volonté du milieu de les protéger.
Pour y donner écho, plusieurs autres élus ont déjà adopté la résolution à leur tour, dont ceux de Rougemont­ et de Bromont, de même que la table des maires de la MRC de Rouville. D'autres municipalités de la région devraient emboîter le pas d'ici quelques semaines. 
Le maire de Mont-Saint-Hilaire, Yves Corriveau, a pour sa part fondé un comité chargé d'étudier les effets de l'urbanisation sur les Montérégiennes au sein de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).
Appui
Plusieurs représentants de la région étaient présents au court point de presse, lundi, pour témoigner­ leur appui au projet.
Déjà, une partie du mont Rougemont­ est protégée. L'Association du mont Rougemont oeuvre également à préserver ce joyau qui prête son nom à la municipalité, a souligné le maire Alain Brière. 
Conseillère municipale de Shefford,­ Denise Papineau a pour sa part rappelé l'importance, pour les villes, de préserver la qualité de vie de leurs citoyens actuels et futurs. 
Les MRC de Rouville et de Brome-Missisquoi, représentées respectivement par la directrice générale Susie Dubois et la mairesse d'East Farnham, Sylvie Raymond, agiront à titre d'acteurs de soutien dans la préservation et la mise en valeur des Montérégiennes.
« Nos schémas d'aménagement tiennent déjà compte des orientations concernant les montagnes, relève Mme Dubois. Elles font déjà partie de notre identité, alors on ne peut que soutenir l'initiative. »
Tournée de consultation
Une vaste tournée, au cours de laquelle M. Murray ira à la rencontre des communautés vivant au pied des Montérégiennes, devrait débuter plus tard ce printemps. « Notre démarche se veut inclusive et rassembleuse. La tournée de consultation permettra de certifier ou d'invalider les informations que nous avons colligées lors des Assises », indique le maire.
Ce sera à ce moment-là que des actions concrètes émergeront, affirme l'élu. Celles-ci pourront être discutées et adoptées lors du prochain grand rendez-vous des Montérégiennes­, prévues le printemps­ prochain.
« Ce n'est pas une approche coercitive, mais volontariste. Les actions que nous poserons respecteront les spécificités de chaque milieu et tiendront compte des réalités que vit chaque communauté », s'est engagé M. Murray.