Le maire de Granby, Pascal Bonin

Pascal Bonin parle vélo... à distance

Même s’il a raté son vol pour se rendre à Toronto, récemment, Pascal Bonin a fait contre mauvaise fortune bon cœur. C’est finalement en direct de l’hôtel de ville de Granby qu’il a pris la parole devant une centaine de participants à la Cycle Tourism Conference 2019.

Grâce au logiciel Salles Zoom, le maire de Granby, qui est aussi président de la Corporation d’aménagement récréotouristique de la Haute-Yamaska (CARTHY), a pu s’adresser à distance à un parterre d’intervenants issus de l’industrie du vélo, du développement touristique et économique de la grande région de Toronto. « Je n’avais pas le feeling de la salle, mais je n’avais pas non plus la nervosité qui l’accompagne ! Et ça n’avait pas moins d’impact ; le conférencier avant moi était d’aussi loin que l’Australie », assure M. Bonin.

Durant 30 minutes — « On aurait pu faire une heure facilement », dit-il —, Pascal Bonin a vanté les mérites du réseau cyclable de la Haute-Yamaska, est revenu sur son historique, a présenté le parcours d’œuvres d’art en nature Artria et décrit le réseau secondaire de voies cyclables dans la ville de Granby, notamment. « J’ai rappelé aux gens que notre objectif à Granby était que tous aient un jour une voie cyclable à moins d’un demi-kilomètre de chez eux. »

Mais il a aussi tenu à élargir la portée géographique de son propos. « J’ai parlé du vélo de montagne et du vélodrome de Bromont... On a une région qui offre une palette complète en matière de vélo. »

Selon lui, les gens de l’Ontario sont toujours surpris d’entendre « que c’est rentable d’investir dans les réseaux cyclables ». « Le fait de mélanger le créneau sportif au créneau culturel les a séduits. Pouvoir pédaler en intégrant la culture, l’Histoire et le patrimoine, comme on le fait ici, c’est rare. On a tendance à le tenir pour acquis. »

Satisfait, Pascal Bonin fait remarquer qu’une phrase a particulièrement enthousiasmé les 175 personnes qui l’écoutaient. « En gros, je leur disais qu’en matière de mobilité active, on avait le devoir de faire changer les choses, et le devoir de le faire rapidement. »

En ce sens, le maire compte organiser une journée durant laquelle tous les intervenants de la région liés de près ou de loin au monde du vélo pourront se rassembler pour échanger des idées.

Cyclistes avertis

Dans la même veine, la Ville de Granby a annoncé cette semaine que sept classes de cinquième année de la municipalité prendront part au programme Cyclistes avertis, développé conjointement par le Centre national de cyclisme de Bromont et Vélo Québec. Cette initiative découle de l’intention de M. Bonin de mieux former les enfants pour en faire de meilleurs cyclistes.

Ce printemps, des élèves des écoles Assomption, Ave Maria et St-Bernard auront droit à 15 heures de théorie et de pratique. C’est un bon début, estime Pascal Bonin. « C’est la capacité pour cette première année. On savait que c’était impossible de l’offrir à tous les élèves de 5e année, mais on tend vers ça », avance-t-il, en déplorant l’absence de formation chez les cyclistes. « Là, on aura toute une génération de cyclistes formés. »

Pour permettre aux sept classes granbyennes de participer, la Ville de Granby a injecté 2050 $ dans le programme.