La Cour d'appel n'a pas retenu les arguments présentés par l'avocat de Donald Rajotte, reconnu coupable d'agression sexuelle d'une mineure et d'entrave à la justice.

Pas de nouveau procès pour Donald Rajotte

Il n'y aura pas de deuxième procès pour un homme d'Acton Vale reconnu coupable d'avoir agressé sexuellement une fillette et d'avoir tenté de dissuader un proche de la victime de porter plainte.
Les arguments mis de l'avant par l'avocat de Donald Rajotte n'ont pas convaincu la Cour d'appel de casser le verdict de culpabilité prononcé en 2014. Par conséquent, le camionneur de 39 ans doit purger la peine de trois ans de prison qui lui avait été imposée.
« Le juge du procès n'a commis aucune erreur en concluant que le ministère public avait prouvé hors de tout doute raisonnable que l'appelant a agressé sexuel­lement X d'octobre 2008 à mai 2011, et qu'il a volontairement tenté d'entraver, de détourner et de contrecarrer le cours de la justice », souligne le plus haut tribunal du Québec dans sa décision­ du 29 mars.
Répétitions
M. Rajotte avait été déclaré coupable au terme d'un procès de trois jours tenu au palais de justice de Saint-Hyacinthe. La cour a retenu qu'il avait agressé plusieurs fois par mois, et avec violence, une fillette de 11 ans. Il la déshabillait, la couchait et se frottait contre elle jusqu'à éjaculation. Il l'aurait pénétrée en une occasion. 
L'accusé enjoignait ensuite sa victime au silence par des récompenses, des avertissements et des menaces. En 2011, alors qu'un proche de la fillette se rendait au poste de police pour le dénoncer, Donald Rajotte l'a pourchassé en voiture et lui a offert 20 000 $ pour qu'il retire sa plainte. Ces gestes lui ont valu une accusation supplémentaire­ d'entrave à la justice.
Allégations
M. Rajotte niait tout en bloc et alléguait qu'il s'agissait d'un coup monté. Le juge du procès avait qualifié sa version d'« invraisemblable » et les preuves matérielles contre lui d'éloquentes, notamment les traces de son ADN retrouvées en 17 endroits.
Me Magali Bernier représentait la Couronne dans cette cause, tandis que M. Rajotte, qui n'avait pas d'antécédent judiciaire, était défendu par Me Jean-François Chénard.