Le rythme de vie imposé par le travail de député ne convenait pas à Marie-Claude Morin, qui ne sollicitera pas un autre mandat dans Saint-Hyacinthe - Bagot.

Pas de nouveau mandat pour Marie-Claude Morin

Élue en 2011, en même temps que plusieurs autres novices amenés par la vague orange au Québec, la députée néo-démocrate de Saint-Hyacinthe - Bagot, Marie-Claude Morin, ne semble pas avoir eu la piqûre de la politique. À un peu plus d'un an du prochain scrutin fédéral, elle annonce d'ores et déjà qu'elle ne sera pas de ce prochain rendez-vous électoral.
«En fait, après trois années assez intenses, j'ai découvert que la politique, ce n'est pas nécessairement ce que j'avais envie de faire dans la vie, indique-t-elle en entrevue à La Voix de l'Est. Je ne démissionne pas, je vais terminer mon mandat, mais j'ai décidé de faire une croix sur la politique pour la suite des choses. J'ai trouvé ça intéressant de l'essayer, si c'était à refaire, je le referais, car j'ai quand même aimé l'expérience, mais je vais passer à autre chose.»
Essentiellement, c'est le rythme de vie des députés qui ne convient pas à Mme Morin. «Siéger à Ottawa et être à l'extérieur de chez moi trois semaines par mois, ce n'est pas pour moi, indique-t-elle. Au niveau de l'intensité du travail, du rythme de vie que ça impose, ça ne me convient pas.»
En 2013, en plein coeur de son mandat, elle a dû prendre une longue pause de plusieurs mois, qui l'avait poussée à révéler la maladie dont elle souffre, la bipolarité. Mais aujourd'hui, elle assure que la décision de mettre fin à sa carrière politique n'a rien à voir avec cette réalité.
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