La COVID-19 a raison d’un nouvel événement: le défilé de Noël au centre-ville de Granby, qui attire les foules à la mi-novembre depuis plus de 10 ans.
La COVID-19 a raison d’un nouvel événement: le défilé de Noël au centre-ville de Granby, qui attire les foules à la mi-novembre depuis plus de 10 ans.

Pas de défilé de Noël, ni d’événements à Granby jusqu’en janvier 2021

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Alors que le nombre de cas déclarés de COVID-19 est reparti à la hausse, la Ville de Granby a décidé de prolonger l’annulation des événements spéciaux sur son territoire jusqu’au 10 janvier 2021. Les Granbyens doivent ainsi mettre une croix sur le défilé de Noël, confirme le maire, Pascal Bonin.

« C’est triste pour le centre-ville et c’est triste pour l’économie locale », a-t-il laissé tomber lors d’une mêlée de presse, au terme de la récente séance du conseil municipal.

« C’est beaucoup d’organisation. C’est un gros événement qui attire 30 000, 35 000 personnes, a repris le maire. Mais je pense que ça va être comme ça un peu partout. Jusqu’à Noël, ça va être difficile. Ça va être un hiver difficile. »

Le Grand défilé de Noël, qui insuffle un vent de festivités à la rue Principale à la mi-novembre, est devenu une tradition à Granby. L’événement, parmi les plus populaires au centre-ville, en aurait été à sa 12e mouture.

La résolution adoptée par les élus exclut toutefois le marché public et le marché de Noël parce qu’ils ne sont pas considérés comme des « événements spéciaux », a-t-il été relevé.

Pascal Bonin n’est cependant pas en mesure d’affirmer que la nouvelle installation du marché public, dont les travaux de construction tirent à leur fin à la place Johnson, sera mise à profit cette année.

« On essaie de trouver des solutions, mais ça se complique de jour en jour. C’est la problématique. J’aime mieux ne pas trop me prononcer. On essaie d’être imaginatifs, mais ça devient complexe », dit le maire.

Effort collectif

Le directeur national de la santé publique, Dr Horacio Arruda, a avancé lundi que la Belle Province est confrontée à la deuxième vague de la COVID-19. Et la situation n’est pas sans alarmer le maire Bonin.

« Je suis très inquiet. Je pense qu’actuellement l’attention médiatique est portée sur des situations ridicules, pour un individu. Ce n’est pas de ça dont on devrait parler. On devrait parler de comment se protéger, de la deuxième vague », a dit Pascal Bonin en faisant allusion au passage remarqué du promoteur et ex-maire, Michel Duchesneau, lors de la séance du conseil.

Lors de l’adoption de la résolution décrétant la prolongation de l’annulation des événements spéciaux, Pascal Bonin a par ailleurs voulu se faire rassurant auprès des citoyens. Selon lui, le conseil municipal suit de près la situation.

Mais un « effort collectif » s’impose, croit-il, dans les circonstances.

« C’est sûr qu’il y a une fatigue des gens par rapport à la COVID, au masque et à la distanciation sociale. Mais je demande à la population de redoubler d’efforts dans les prochains jours, dans les prochaines semaines. (...) On a vu dans les médias des gens qui ne croient pas au port du masque. C’est correct. Je ne veux pas rentrer dans votre tête. Mais si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour les autres », a déclaré le maire Bonin.