Le pédophile avait été arrêté en juin à Cowansville.

Pas de clémence pour le délinquant sexuel Maurice Piperno

La fâcheuse habitude qu’a le pédophile Maurice Piperno de ne pas respecter les ordonnances de la cour lui coûte cher.

Le tribunal n’a pas cru la version du Cowansvillois de 72 ans à l’effet qu’il s’était trouvé près du skatepark du Centre de la nature de sa municipalité, le 18 juin dernier, seulement pour vérifier si les terrains de tennis étaient verrouillés dans l’intention d’y revenir le soir.

« Je ne crois pas un mot de ce que dit l’accusé », a tranché le juge de la Cour du Québec Serge Champoux en rendant sa sentence, lundi, au palais de justice de Granby.

Si M. Piperno avait vraiment voulu savoir si les terrains étaient ouverts le soir, il y aurait été en soirée, a dit le juge. Le fait que l’accusé était en possession de trois casquettes neuves soulève aussi des interrogations, a-t-il ajouté, puisqu’il s’agit d’un vêtement prisé des jeunes amateurs de rouli-roulant et qu’elles auraient pu servir d’appâts.

Le récidiviste avait indiqué qu’il ne se croyait pas dans l’illégalité — bien qu’une ordonnance de la cour lui interdise de se trouver dans tout endroit où pourraient se trouver des enfants ou des adolescents — parce qu’il n’y avait personne dans le parc lors de sa visite.

Pas de facteur atténuant

Il a tout de même plaidé coupable à l’accusation de bris d’ordonnance, reconnaissant que l’interdiction visait un type de lieu, et ce, en tout temps. Malgré cela, le juge Champoux n’a « pas trouvé de facteur atténuant » au dossier de Maurice Piperno et l’a condamné à la peine que demandait la Couronne, soit deux ans de prison.

En soustrayant le temps déjà passé à l’ombre depuis son arrestation, il lui reste un an, cinq mois et 25 jours à purger.

La précédente condamnation du septuagénaire remonte à seulement un an, alors qu’il avait écopé de six mois de prison pour s’être trouvé exactement au même endroit à Cowansville, soit le Centre de la nature. En tout, il aura brisé trois fois l’ordonnance qui lui a été imposée.

Par le passé, le Montréalais d’origine a fait de nombreux séjours en prison pour agression et contacts sexuels avec un mineur, avoir drogué dans le but de commettre un crime, grossière indécence et possession de matériel pédophile. Il est inscrit au Registre des délinquants sexuels.