Les policiers de la région agiront en mode prévention et sensibilisation pour s’assurer que les citoyens ne se rassemblent pas durant le temps des Fêtes en raison de la COVID-19.
Les policiers de la région agiront en mode prévention et sensibilisation pour s’assurer que les citoyens ne se rassemblent pas durant le temps des Fêtes en raison de la COVID-19.

Pas de «chasse aux partys» pour les policiers d’ici

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Les policiers de la région n’ont pas l’intention de partir à la chasse aux rassemblements qui sont interdits durant le temps des Fêtes.

«Rien de différent n’est prévu à ce qu’il y a présentement. On est en zone rouge, donc les visiteurs des autres adresses, c’est interdit. C’est la même chose à Noël et au jour de l’An. Ce sont les mêmes consignes qui s’appliquent», rappelle Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby.

«En fin de compte, on est en zone rouge, donc ça ne change pas. Il n’y a pas de rassemblement, à une moins qu’une personne vivant seule en reçoive une seule», expose Sandy Robitaille, directrice adjointe du Service de police de Bromont.

Le gouvernement a d’abord autorisé deux rassemblements sur une période de quatre jours dans le temps des Fêtes avant de faire marche arrière et de tous les interdire. Il n’exclut pas de mettre à nouveau le Québec sur pause pour éliminer la pression avec laquelle doivent composer les hôpitaux en raison de la flambée des cas de la COVID-19.

Les corps policiers questionnés par La Voix de l’Est opteront pour la même approche qu’à l’heure actuelle à l’égard des rassemblements qui sont interdits. La prévention et la sensibilisation seront d’abord privilégiées.

Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby

«La Sûreté du Québec va continuer d’assister la Santé publique dans la mise en place des mesures visant à limiter la propagation de la COVID-19 en misant tout d’abord sur des interventions en prévention et sensibilisation», a fait savoir l’agente Aurélie Guindon, porte-parole du corps policier en Estrie.

Répondre aux plaintes

Que ce soit à Granby ou à Bromont, les policiers interviendront selon la ligne directrice actuelle, c’est-à-dire lorsqu’une plainte est formulée. «Le but n’est pas d’aller à la chasse aux sorcières», précise Mme Robitaille, en précisant que les policiers n’ont reçu que quelques plaintes à propos de possibles rassemblements illégaux jusqu’ici, toutes n’étant finalement pas fondées.

Lors d’un signalement, les policiers se déplaceront à l’adresse en question pour rencontrer les occupants. Si une infraction est observée, ils agiront d’abord de façon à les sensibiliser. «On va les avertir, leur rappeler les consignes sanitaires et leur demander de quitter. Si nous avons une mauvaise collaboration, il y a d’autres actions qu’on pourrait entreprendre, mais ce n’est pas l’objectif», indique Sandy Robitaille.

«On va répondre aux plaintes parce qu’on ne peut pas être partout en même temps, fait valoir le policier Rousseau. Si au cours d’une patrouille, un policier voit 40 voitures dans le stationnement d’une résidence par exemple, des vérifications seront faites.»

Les policiers ont le pouvoir d’émettre une contravention de 1000 $ plus les frais à une personne qui fait fi des consignes sanitaires. Le montant est réduit à 500 $ pour un mineur, précise Mme Robitaille du Service de police de Bromont, dont les effectifs policiers ne seront pas revus à la hausse pour faire respecter l’interdiction des rassemblements.

À Granby, la direction prévoit ajouter des policiers sur terrain, mais pour faire respecter l’ensemble des lois et règlements et pas seulement ceux en lien avec la COVID-19.

Les services policiers comptent d’ailleurs sur la collaboration des citoyens. «Le but n’est pas de partir à la chasse aux partys, mais plutôt de s’assurer que les gens respectent les consignes et que tout le monde passe un bon Noël», conclut M. Rousseau.