Les maisons de soins palliatifs, comme Au Diapason, ont la liberté de décider si elles souhaitent mettre en pratique l'aide médicale à mourir, et à ce jour, il semble bien que la position de la maison bromontoise est assez partagée dans le réseau.

Pas d'aide médicale à mourir Au Diapason

Alors que l'imminence d'une élection provinciale est de plus en plus évidente, le projet de loi 52 sur l'aide médicale à mourir risque bien de mourir au feuilleton, ou du moins d'être reporté de plusieurs mois. Or, à la maison de soins palliatifs Au Diapason de Bromont, l'adoption du projet de loi est sans importance.
C'est que peu importe qu'il soit adopté ou non, la position de l'équipe médicale est claire: l'aide médicale à mourir ne sera pas pratiquée à la Maison Au Diapason. «Nous, notre mission, c'est d'offrir des soins palliatifs et nous allons continuer de le faire, indique Lucie Wiseman, directrice générale de la maison. Nous sommes là pour soulager la douleur et accompagner les patients et les familles sur le plan psychologique. Pour nous, l'aide médicale à mourir n'est pas un soin. Ce n'est pas ça, faire des soins palliatifs. On va donc continuer à remplir notre mission et nous n'allons pas offrir cette option aux patients.»
Selon Mme Wiseman, les maisons de soins palliatifs ont la liberté de décider si elles souhaitent mettre en pratique cette option, et à ce jour, il semble bien que la position de la maison bromontoise est assez partagée dans le réseau. «Je n'ai pas vu la version finale du projet de loi, mais ce qui avait été dit, et je ne crois pas que ça ait changé, c'est que les maisons de soins palliatifs auront le choix de prodiguer ou non l'aide médicale à mourir, assure-t-elle. Notre obligation sera simplement de signifier clairement aux patients, avant qu'ils ne viennent ici, qu'on ne le fera pas.
Et à ce jour, je n'ai pas entendu de maison de soins palliatifs dire qu'elle allait offrir cette option. Ça va un peu à l'encontre de ce pour quoi on est là.» Selon la directrice médicale de la Maison Au Diapason, la Dre Marie-Ève Dubuc, il est extrêmement rare que des patients manifestent une réelle volonté de mettre fin à leurs jours. «Je ne sais pas pourquoi on en aurait moins ici qu'ailleurs, mais je peux compter sur les doigts d'une main les fois où on nous a fait la demande, indique-t-elle.
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