Voilà quelques années déjà que les membres de ce groupe qui compte une douzaine d’amis portent fièrement la moustache en novembre, pour le plaisir et en soutien moral à la cause.
Voilà quelques années déjà que les membres de ce groupe qui compte une douzaine d’amis portent fièrement la moustache en novembre, pour le plaisir et en soutien moral à la cause.

Participer au Movember pour Marco et les autres bros

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Novembre est de retour et ce onzième mois de l’année est depuis 17 ans synonyme de Movember, le mois de la moustache et de la sensibilisation aux maladies masculines. Un mois durant, les huit chums de gars qui composent l’équipe granbyenne dénommée Les Phacochères laisseront pousser leur «pinch» au rythme des dons qu’ils accumuleront pour la bonne cause.

Voilà quelques années déjà que les membres de ce groupe qui compte une douzaine d’amis portent fièrement la moustache en novembre, pour le plaisir et en soutien moral à la cause. Cette année, l’idée de s’inscrire officiellement à Movember (contraction du mot moustache et du mois november, en anglais) pour amasser des sous pour la cause a été lancée et accueillie favorablement par les comparses.

«Honnêtement, ça a été tellement simple de s’inscrire qu’on aurait dû y penser bien avant!», lance le capitaine de l’équipe Philippe Lusignan, qui a doté la page de dons de l’équipe d’un logo. Les membres du groupe ont aussi fourni des portraits d’eux pris dans un contexte semblable histoire de démontrer l’unité qui règne en son sein.

Financer la recherche portant sur les cancers masculins (prostate et testicules) de même que des initiatives de soutien en santé mentale auprès des hommes — renommés bros (brothers) dans le cadre de la campagne Movember— sont les principales causes portées par le mouvement qui a pris naissance en Australie, il y a tout près de 20 ans.

Pour deux membres des Phacochères, Louis-Philippe et Charles Étienne Couture, Movember prend une importance toute particulière, leur père Marco combattant une récidive d’un cancer colorectal qu’on lui a diagnostiqué l’année de ses 50 ans.

«On se dit toujours que ça ne nous arrivera jamais à nous ou à quelqu’un qu’on connaît, explique Louis-Philippe Couture. Quand ça finit par nous toucher, il n’y a pas de bonne manière de vivre avec ça, on le vit, c’est tout. Notre engagement n’est pas uniquement dédié à Marco, mais il est vrai que ce qui lui arrive a été en quelque sorte un déclencheur.»

«Nous, on est jeunes, on est en forme et en santé, poursuit le jeune homme. On profite de la vie, mais on souhaite aussi faire notre part pour la cause, parce qu’on connaît tous des hommes dans notre entourage, de la famille, des amis ou des connaissances, qui ont été atteints d’un cancer, d’une leucémie ou qui souffrent de maladie mentale ou qui ont pensé au suicide.»

«Cette épreuve nous a en quelque sorte rassemblés, soutient Philippe Lusignan. Marco est une figure assez connue dans la région, et ce qui lui est arrivé nous a fait réaliser que personne n’est à l’abri.»

Bien partis pour atteindre leur objectif

Les Phacochères — un nom sorti de nulle part il y a quelques années, mais qui a collé à la bande de joyeux lurons — ont pour objectif commun d'amasser 2500$ sur leur page Movember, dont tout près du tiers a été récolté uniquement entre dimanche et mardi dernier.

«Je suis agréablement surpris de la générosité des gens, aussi rapidement!, s’exclame M. Lusignan. On s’était fixé un objectif qu’on jugeait réaliste, mais tant mieux si on peut le dépasser.»

«On se demandait si on allait être capables d’amasser 500$ au début, renchérit M. Couture. On est vraiment contents que les gens aient embarqué!»

Au Québec, 12 hommes reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate chaque jour.