La candidate du parti dans Granby, Daphné Poulin, accompagnée du chef du Parti vert du Québec Alex Tyrell, a dévoilé des idées pour impliquer les jeunes en politique.

Parti vert du Québec: rajeunir la politique

Le Parti vert du Québec (PVQ), dont les deux tiers des candidats sont âgés de moins de 35 ans, a proposé mardi une série de mesures visant à mieux intégrer les plus jeunes électeurs à la sphère politique.

C’est devant le Cégep de Granby que la candidate du parti dans Granby, Daphné Poulin, accompagnée du chef Alex Tyrell, a dévoilé les idées des Verts pour y parvenir.

On souhaite d’abord abaisser l’âge du vote à 16 ans. « À ce moment-là, on a davantage de temps pour développer l’habitude de vie qu’est d’exercer son droit de vote, [...] développer une réflexion sur les enjeux politiques et à se sentir concernés par ceux-ci », souligne Mme Poulin.

Dans la même veine, le PVQ aimerait que des simulations d’élections aient lieu dans les écoles secondaires du Québec pour que les élèves développent leur conscience politique. « On voudrait aussi que les candidats viennent présenter leurs idées et qu’ils répondent aux questions des jeunes », illustre la candidate.

« Les jeunes, on se sent concernés : on veut entrer dans la politique et la comprendre, mais on ne se sent pas de base pour le faire », renchérit-elle.

Dans la cour du DGEQ

Le Parti vert du Québec voudrait confier de nouveaux mandats au Directeur général des élections du Québec (DGEQ) afin qu’il incite davantage les jeunes électeurs à exercer leur droit de vote et à leur faire connaître les différentes manières de remplir leur devoir de citoyen.

On propose notamment de tenir un vote par anticipation en ligne, une méthode qui rejoint davantage les jeunes. Pas question toutefois de changer le scrutin lors du jour J. « Ça va être une sorte de sécurité ; s’il y a un problème avec le vote par anticipation en ligne, il va rester le vrai vote », indique Mme Poulin.

Interrogé sur la manière dont les responsables pourraient valider l’identité des électeurs qui votent sur Internet, M. Tyrell a pelleté les détails dans la cour du DGEQ, qui devra y voir selon lui. « C’est un travail qu’il devra faire pour s’assurer de la sécurité accrue de la méthode. Le système devra être béton », a-t-il répondu.

Demander au DGEQ de faire parvenir par la poste, à tous les électeurs, un résumé des plateformes de tous les partis politiques déjà disponibles en ligne, n’entre pas non plus en contradiction avec le côté environnementaliste du parti, a précisé le chef vert lorsqu’interrogé par La Voix de l’Est à ce sujet. « Notre parti limite à 5000 $ par circonscription le budget en pancartes. Ces envois auraient un coût moins élevé, et c’est important que les gens puissent avoir accès à l’information », a-t-il réitéré, ajoutant que même le DGEQ n’a pas de tels résumés sur son propre site Internet. La possibilité d’en faire une initiative sans papier n’est toutefois pas écartée.

« L’objectif, a-t-il poursuivi, c’est de permettre à tous les partis de faire connaître ses idées à tous les électeurs. Le Parti vert du Québec n’a pas les moyens d’envoyer son programme à chaque porte. »

Démocratie scolaire

Le PVQ souhaite également stimuler et réformer le système de démocratie scolaire, actuellement accaparé par des gens qui n’ont pas nécessairement de lien avec les écoles.

En plus de céder la gestion des immeubles des commissions scolaires aux municipalités, la formation politique propose que le droit de vote aux élections scolaires soit réservé au personnel des écoles et commissions scolaires, aux parents d’élèves et aux étudiants de quatrième et cinquième secondaire.