La solidarité des Québécois étant l'une de leurs forces, il faut l’encourager, croit la candidate péquiste dans Granby, Chantal Beauchemin.

Parti québécois dans Granby: des mesures pour «aider ceux qui aident»

La solidarité des Québécois étant une force du peuple, il faut l’encourager, croit la candidate péquiste dans Granby, Chantal Beauchemin. Celle-ci a présenté vendredi les mesures sociales qu’elle compte mettre en place pour soutenir les organismes communautaires de la région, ses travailleurs et ses bénévoles.

«Pour être allée visiter plusieurs organismes, je peux dire qu’ils sont un trésor, un joyau de Granby. Ils aident la population à mieux se nourrir, à se loger, à se vêtir. Ils sont à l’écoute des gens et leur offrent du soutien», a affirmé la candidate.

Selon la Granbyenne, le sous-financement des organismes est davantage dû à la mauvaise gestion du gouvernement sortant qu’à la hausse des demandes. «Le Parti libéral du Québec a sévèrement coupé le milieu communautaire. Le financement de nos organismes n’a pas été indexé depuis dix ans et ils ont tous de la difficulté à trouver du financement. Clairement, ils [les libéraux] évaluent mal le travail de ces gens-là», se désole la candidate dont le parti promet d’investir 200 millions de dollars annuellement pour soutenir la mission des organismes.

«Je m’engage à faire ce qu’il faut pour que les organismes de Granby reçoivent l’argent nécessaire à la réalisation de leurs projets», promet Mme Beauchemin.

«La Maison des familles reçoit actuellement une subvention de 63 000$, mais elle a besoin de 350 000$ pour fonctionner, illustre-t-elle ensuite. C’est le rôle du député d’aller chercher plus d’argent. Les gens pourront compter sur moi pour y parvenir.»

Oui à Granby en Estrie
Interrogée par La Voix de l’Est sur la proposition de son adversaire caquiste de rapatrier Granby dans la région administrative de l’Estrie pour faciliter les demandes d’aide financière des organismes, qui actuellement sont partagés entre cette région et la Montérégie, Mme Beauchemin n’y est pas allée de main morte, bien qu’elle soit elle aussi en faveur de la mesure.

«Cette idée existe depuis 2007. Ce ce qui est nouveau, c’est que M. Bonnardel dise qu’il est prêt à le faire. Nous, on est prêts depuis longtemps.»

Salaire minimum
Mme Beauchemin a réitéré l’engagement du Parti québécois d’augmenter, graduellement jusqu’à la fin de son premier mandat au pouvoir, le salaire minimum à 15$ de l’heure, le tout en s’assurant «que la mesure ait plus d’effets positifs que négatifs pour les PME, les organismes communautaires et les agriculteurs».

La candidate se dit au fait des inquiétudes de certains producteurs agricoles, pour qui la mesure pourrait avoir un impact important. «Ils ont des raisons d’être stressés», dit-elle. Après vérification, le PQ s’engagerait toutefois à offrir des crédits d’impôts aux entreprises agricoles dont la masse salariale accaparerait 55% et plus du total des dépenses.

Logement social
La question du logement social a aussi été abordée. Dans un premier mandat, idéalement, Mme Beauchemin irait chercher des subsides pour permettre la construction de 300 unités de logement social dans la circonscription, en partenariat avec l’organisme Les Bâtisseurs.

«Cinq projets sont menés actuellement par la coopérative. Un d’entre eux est en recherche de terrain depuis 2011 et cette semaine, l’organisme a essuyé un troisième refus», déplore la candidate.

«Les logements sociaux, c’est beaucoup plus important que l’élargissement de la 139, a ajouté la péquiste, faisant référence à l’un des engagements du député sortant, François Bonnardel. J’aime mieux m’occuper du monde que des routes.»

Une flèche à Québec solidaire
Chantal Beauchemin est aussi revenue sur le troisième débat des chefs, diffusé jeudi soir sur les ondes de la chaîne TVA.

Même si plusieurs analystes ont jugé maladroite et innoportune la question de Jean-François Lisée à Manon Massé, à savoir qui était le vrai chef de Québec solidaire, la candidate s’est rangée derrière son chef. «Il y a quelqu’un qui dirige dans l’ombre; il faut se demander quelle est sa motivation, a-t-elle expliqué. M. Lisée a osé poser une question claire à Mme Massé, qui n’a pas été capable de répondre la vérité.»

Québec solidaire avait tout à gagner en acceptant l’offre de son parti de former une coalition des forces indépendantistes l’an dernier, a ajouté l’enseignante. «Mais ils ont refusé. Si on était ensemble, on dirigerait probablement le prochain gouvernement. En refusant [notre main tendue], on se demande si Québec solidaire travaille vraiment pour la souveraineté», a-t-elle laissé entendre.