François Poulin sera candidat pour le Parti populaire du Canada dans Brome-Missisquoi.

Parti populaire: François Poulin souhaite faire sa part

François Poulin sera candidat pour le Parti populaire du Canada dans Brome-Missisquoi, la seule formation qui, selon lui, est au diapason de la population.

«C’est un parti créé à cause d’une douleur de l’électorat qui ne se sent pas écouté par les partis en place», a affirmé le chiropraticien lors d’une entrevue avec La Voix de l’Est.

Le candidat est lui-même désabusé des partis politiques actuels. «La politique, c’est comme un métronome aux quatre ans, depuis 25 ans, illustre-t-il. J’ai l’impression qu’on vote pour le moins pire ou pour défaire un gouvernement usé.»

«Je suis en contact avec beaucoup de gens de différents secteurs, et depuis trois ou quatre ans, les gens disent qu’on ne peut plus rien dire, qu’on se fait beaucoup trop taxer. Il y a beaucoup d’insatisfaction», a-t-il ajouté.

La fondation du Parti populaire du Canada lui a donné envie de faire sa part.

«J’ai l’impression que les choses se détériorent, que la politique a déraillé et je me suis demandé si le fait que je ne m’étais pas impliqué jusqu’à présent pouvait y avoir contribué, a raconté M. Poulin. J’ai voulu prendre mes responsabilités comme citoyen. Quand Maxime Bernier a annoncé son parti, j’ai pris connaissance de sa plateforme et de ses revendications. Pour la première fois, ça me rejoint: il n’y a pas d’élite, ça ne dessert pas les intérêts corporatistes, c’est un mouvement ascendant qui part de la base. Les partis populistes prennent de l’ampleur et j’ai envie de faire partie de ce mouvement.»

Enjeux

S’il souhaite agir «concrètement» pour ses concitoyens, il est trop tôt pour annoncer quelque engagement que ce soit du parti, a souligné M. Poulin, étant donné que les propositions sont encore en train d’être élaborées.

«Mais je peux vous dire que notre plateforme sera très près de la réalité que les gens vivent au quotidien», affirme le nouveau politicien.

«La politique est toujours en retard, en réaction. Pourquoi faut-il attendre qu’il y ait des morts avant de changer la configuration d’une route, par exemple?»

C’est toutefois sans surprise que le candidat porte une attention particulière aux enjeux touchant la santé, lui qui revendique la paternité du système informatisé de gestion médicale Opus Time. Il aimerait assouplir le système actuel. «Il y a un système à deux vitesses qui ne laisse aucune place aux solutions alternatives, a-t-il déploré. Il y a plein de gens vegan qui consultent des chiros, des naturopathes, et je voudrais contribuer à ce que les gens puissent avoir accès à des services et des soins alternatifs.»

M. Poulin s’intéresse aussi aux questions agroalimentaires, des enjeux importants dans la circonscription de Brome-Missisquoi. Il voudrait permettre aux producteurs alimentaires d’exporter davantage leurs produits, notamment dans les autres provinces canadiennes.

«On a beaucoup de vignobles qui gagneraient à ce que leurs produits soient en vente ailleurs au Canada, mais ils ne peuvent même pas exporter leurs vins en Ontario. Ces temps-ci, le Canada a négocié des accords de libre-échange avec d’autres pays, mais il n’y a rien entre les provinces. C’est une barrière économique importante pour nos producteurs», a constaté celui qui se rend en Ontario en voiture pour acheter une certaine variété de boeuf puisque le producteur ne peut le lui livrer au Québec.

En mode campagne

François Poulin planche sur sa campagne électorale. Son intérêt pour les technologies l’amène à opter pour une stratégie sur le web.

L’Association du PPC dans Brome-Missisquoi compte 76 membres, a fait valoir sa présidente, Halina Leszcynska. Ceux-ci oeuvreront à faire élire leur candidat, promet-elle.

Et ce dernier est confiant en ses chances de l’emporter. «La campagne électorale n’est pas encore commencée, mais déjà, tous les partis ont annoncé leur candidat dans Brome-Missisquoi, a-t-il relaté. [Comme l’intérêt est grand dans cette circonscription], ça me dit qu’il y a un espoir [de la ravir aux libéraux]!»