Nathalia Guerrero Vérez a annoncé un partenariat entre le Centre d'action bénévole de Cowansville et le IGA extra L.A. Daigneault.
Nathalia Guerrero Vérez a annoncé un partenariat entre le Centre d'action bénévole de Cowansville et le IGA extra L.A. Daigneault.

Partenariat gagnant pour le Centre d’action bénévole et le IGA de Cowansville

Le Centre d’action bénévole de Cowansville et le IGA extra L.A. Daigneault s’allient pour offrir la prise de commandes téléphoniques. Déjà partenaires depuis le début de la crise sanitaire, leur entente prévoit maintenant une rétribution qui permettra au CAB de financer sa mission.

Pour la sortie de crise et la suite des choses, la directrice de l’épicerie, Céline Daigneault, s’est questionnée à savoir si elle rémunérait une ressource pour prendre la relève des bénévoles ou si elle offrait plutôt un montant à l'organisme pour chaque prise de commande téléphonique.

Comme l’entreprise était déjà donatrice du CAB par le passé, elle a proposé à Nathalia Guerrero Vélez, la nouvelle directrice de l’organisme, de signer une entente qui permettra d’amasser des fonds tout en aidant la communauté plus vulnérable.

Pour chaque commande téléphonique, le IGA remettra 4 $ au CAB de Cowansville.

Plus de temps par appel

Le fonctionnement demeure le même. Un client se trouvant dans un rayon de 15 km de l’épicerie et préférant les commandes téléphoniques aux commandes internet peut communiquer avec une employée du IGA et lui donner ses coordonnées. L’employée transmet ensuite celles-ci aux bénévoles en poste cette journée-là. De la maison, les bénévoles communiquent avec les clients pour prendre leur commande. Des employés assurent enfin l’assemblage, la livraison et la facturation.

Au début de la crise, les employés du IGA avaient peu de temps à consacrer à la prise de commandes téléphoniques. La directrice a donc lancé un appel à l’aide. Les bénévoles du CAB sont venus les soulager de cette tâche, mais ont aussi permis aux clients d’avoir un contact plus chaleureux. Comme un phare dans une période sombre, illustre Mme Daigneault.

Un lien important

« Des fois, c’est le seul appel que ces gens-là ont dans leur journée, rapporte-t-elle. La présence des bénévoles était plus enveloppante pour ces gens-là. »

Au plus fort de la crise, les bénévoles traitaient entre 300 et 350 commandes téléphoniques par semaine, dont les deux tiers provenaient d’aînés. 

« On a nos réguliers, raconte Nicole Journault, qui s’implique depuis le début avec son mari Michel Milot. On prend le temps de leur parler, de leur demander comment ça va. C’est une conversation amicale. On essaie de meubler leur commande et la semaine suivante, on leur demande s’ils ont eu tout ce qu’ils voulaient. C’est comme une conversation qu’on tiendrait sur le coin d’une table. On fait une petite différence et on la sent. Ça fait partie de notre horaire maintenant. »

« On sentait qu’il y avait une importance dans le travail qu’on faisait. Et c’est plaisant. Si on avait une limite de 15 minutes par commande, ce serait plus stressant, mais là il n’y a pas de stress. On a du temps. Ce n’est pas demandant. Et on dit souvent aux gens de prendre leur temps. »

Les enseignants au bout du fil

Le tiers des bénévoles, avant la reprise des classes, étaient des membres du corps enseignant. C’est le cas de Michelle Seward, qui enseigne en troisième et quatrième années à l’école primaire Curé-A-Petit. Devant l’arrêt de toute activité, en mars, elle a voulu contribuer à sa façon.

« Au début, quand ça a commencé, ça me stressait. Je suis habituée avec les enfants. À Cowansville, je connais beaucoup beaucoup de monde, mais je ne connaissais pas de personnes âgées. Là, les gens rient de moi parce que je connais maintenant tout le monde à Cowansville! » lance l’enseignante en riant.

Si elle était nerveuse au départ, elle a pris les commandes avec le plaisir d’aider. « Maintenant, je le fais pour l’été parce que c’est tellement le fun! Je pense que ça fait du bien à tout le monde et que ça aide. » 

Trois mois

Selon Nathalia Guerrero Vérez, cette forme d'engagement a permis à une trentaine de personnes, durant la grosse période du confinement, de se sentir actives dans la société.

L’organisme avait par ailleurs offert ses services aux autres supermarchés de Cowansville, mais aucun ne l'offrait. « En tant que centre d’action bénévole, on a essayé très fort parce que notre objectif est de rejoindre le plus large bassin de population possible. Ça n’a pas marché, on trouve ça triste, mais on est super content, par contre, que ça ait marché avec le IGA. »

Le projet-pilote sera réévalué dans trois mois.