Les participants sont jumelés à des étudiants en cuisine du Campus Brome-Missisquoi qui leur donnent un coup de main pour réaliser des recettes.

Partager l'amour de la cuisine

Depuis décembre dernier, une joyeuse symphonie de casseroles résonne certains samedis dans la cuisine du Campus Brome-Missisquoi. D’un œil attentif, le maître Mario Boucher et ses étudiants surveillent les cuisiniers d’un jour qui prennent part aux Camps culinaires. Si cette activité permet au chef boucher de transmettre sa passion et son savoir-faire, c’est aussi l’occasion pour ses étudiants d’amasser les fonds nécessaires à la réalisation d’un voyage pédagogique.

C’est une année de débroussaillage pour Mario Boucher. Chef au Campus Brome-Missisquoi, il a enseigné pour une toute première fois un cours de seconde année en cuisine.

« C’est un cours de mon cru ; j’ai passé plus d’une année à le bâtir en m’inspirant de ce qui se fait à l’école hôtelière de l’Outaouais. C’est un cours de 525 heures, mais j’ai proposé à mes étudiants de s’engager davantage », ajoute-t-il. 

Son groupe de huit apprentis-chefs a donc accepté de s’impliquer dans plusieurs activités, dont les ateliers culinaires, à raison d’un samedi par mois. Certaines de ces activités permettent d’enrichir le cursus du cours, mais leur participation aux camps culinaires permettra également de financer un voyage culinaire pédagogique à la fin de la session. 

« Il y a environ 70 % de l’argent des ateliers de cuisine qui sert à financer ce voyage. Nous allons choisir la destination en fonction du montant que nous pourrons amasser. Par exemple, ça pourrait être un trip culinaire dans les meilleurs restaurants de New York », illustre Mario Boucher. 

Voyage culinaire 

Pour les étudiants du Campus Brome-Missisquoi qui s’impliquent bénévolement, à l’image de leur enseignant, il s’agit d’une opportunité de partager leur amour de la cuisine. « Chaque jeune est jumelé avec un étudiant pour la journée, mais on s’assure que le jeune accomplisse le plus de tâches de façon autonome », explique le chef.

Que ce soit pour couper les légumes avec lesquels ils cuisinent ou pour s’assurer que la viande soit cuite convenablement, les cuisiniers en herbe s’exécutent avec beaucoup de plaisir. Bien que les cours de cuisines sont légion au sein de plusieurs organismes de la région, les apprentis participant au camp culinaire ont ici l’occasion d’apprendre en utilisant l’équipement d’une véritable cuisine professionnelle, souligne Mario Boucher. 

Ce dernier sélectionne chaque semaine des recettes simples à réaliser, suggérées par la fondation OLO, un organisme basé à Montréal qui œuvre pour la promotion d’une alimentation saine. 

« Le matin, lorsque les jeunes arrivent, on leur donne des fiches avec les recettes qui vont réaliser. Des photos illustrent chaque étape de la recette qu’ils vont rapporter à la maison à la fin de la journée. Ce sont aussi des recettes qui ne sont pas très dispendieuses à faire », souligne M. Boucher. 

En plus des connaissances acquises, chaque participant repart à la maison avec quatre portions d’une entrée, d’un plat principal et d’un dessert.

Si la plupart des participants aux ateliers sont âgés de 10 à 15 ans, ils n’ont pas tous les mêmes connaissances culinaires. Certains n’ont pas encore touché à une casserole alors que d’autres se débrouillent déjà derrière les fourneaux. 

Xavier Daoust se situe dans la seconde catégorie. « J’aime déjà cuisiner différentes choses, comme du poisson, mais j’ai beaucoup de plaisir aujourd’hui! » a-t-il lancé avant de retourner à ses chaudrons.

« Ce n’est pas nécessaire qu’ils aient déjà des aptitudes en cuisine parce que les étudiants avec lesquels ils sont jumelés sont là pour les accompagner. Par contre, peu importe leur niveau, ils vont apprendre quelque chose de nouveau à la fin de la journée », renchérit l’enseignant en cuisine. 

Semaine culinaire 

Mario Boucher ne s’en cache pas : il aurait aimé que le projet ait une plus grande portée. « Nous aurions pu accueillir le double d’étudiants. La cuisine est grande, il y a plein d’espaces de travail. Il faut faire connaître davantage ces camps culinaires. »

Depuis le premier cours en décembre dernier, ces ateliers culinaires ont tout de même accueilli plus d’une vingtaine de jeunes passionnés de cuisine, et le chef espère que la qualité des camps culinaires leur permettra de gagner en popularité dans le futur.

Tout dépendamment du nombre d’inscriptions, le chef prévoit organiser deux camps culinaires avant la fin de la session scolaire, soit le 4 mai et le 1er juin prochain. 

Une semaine de camps culinaires est également prévue du 25 au 28 juin. 

Le chef invite les personnes intéressées à prendre contact avec le Campus Brome-Missisquoi pour les inscriptions.