Le président du conseil d’administration de Partage Notre-Dame, Marc Valence, et la directrice del’organisme, Chantal Descôteaux
Le président du conseil d’administration de Partage Notre-Dame, Marc Valence, et la directrice del’organisme, Chantal Descôteaux

Partage Notre-Dame pourrait déménager au centre Saint-Benoit

L’organisme Partage Notre-Dame pourrait déménager au centre communautaire Saint-Benoit. Le projet est dans les cartons de la Ville de Granby, confirme le maire suppléant, Robert Riel. Mais ce n’est pas demain la veille que cela se produira, précise-t-il.

Si le projet va de l’avant, ce ne sera pas avant deux ans, ou à tout le moins avant la fin de 2021, relève M. Riel qui, à titre de conseiller municipal, veille aux dossiers de développement social et communautaire.

L’un des objectifs visés, dit-il, est notamment de permettre à l’organisme de réduire les coûts associés à son loyer.

Car ceux-ci pèsent lourd dans le budget de Partage Notre-Dame. Ils avoisinent 60 000 $ annuellement. Pour donner un coup de main à l’organisme, les élus ont d’ailleurs résolu en décembre dernier de lui verser 20 000 $ par année en 2020 et 2021.

Ses locaux situés à l’angle des rues Saint-Antoine et Racine, dans un immeuble propriété d’une société immobilière montréalaise, le Partage Notre-Dame sert quelque 110 repas par jour aux personnes défavorisées, en plus d’opérer une friperie.

« Les coûts sont peut-être raisonnables pour un usage commercial, mais le loyer nous coûte trop cher pour nos moyens à nous », opine le président du conseil d’administration de l’OBNL, Marc Valence.

« Chaque année, on remet toujours un peu d’argent au Partage pour l’aider à boucler la boucle », note Robert Riel.

À l’instar des six dernières années, la Ville de Granby octroiera également 25 000 $ à l’organisme en 2020 pour le service d’écoute et d’orientation Azimut.

Étude de coûts

Le maire suppléant affirme que Partage Notre-Dame pourrait s’installer dans le sous-sol de l’église Saint-Benoit convertie en centre communautaire. L’endroit était autrefois occupé par les scouts et cadets, mais ceux-ci ont désormais leurs quartiers à la grange de la Ferme Héritage Miner.

Avant d’aller de l’avant avec un tel projet, une étude de coûts détaillée, ainsi que des plans et devis, devront cependant être réalisés. Cela serait d’ailleurs à l’agenda de 2020, avance Robert Riel. Le conseil municipal aura aussi éventuellement à se prononcer sur le dossier et à le prévoir dans un prochain budget, souligne-t-il.

L’aménagement d’une salle multifonctionnelle, qui pourrait être utilisée par la population et les organismes, est en outre envisagé depuis quelques années dans la nef de l’ex-lieu de culte. « On aimerait beaucoup avoir des subventions pour transformer la nef », dit Robert Riel.

Chose certaine, selon lui, alors que la partie presbytère a déjà fait l’objet d’importantes rénovations par le passé pour accueillir le centre communautaire, des travaux devront être réalisés pour compléter la mise à niveau de l’immeuble. « Il reste la nef et le sous-sol », fait-il valoir en soulignant que les escaliers en façade du côté de la rue Saint-Jean sont aussi en très mauvais état.

Planification

Le directeur général de la Corporation de développement communautaire (CDC) de la Haute-Yamaska, responsable de la gestion du centre où loge une quinzaine d’organismes, confirme que l’éventuel emménagement de Partage Notre-Dame au centre Saint-Benoit se traduirait par des économies de loyers substantielles pour l’organisme.

« On ne s’est pas encore assis avec la Ville et le Partage. Mais c’est certain que ça va être un coût moindre que ce qu’ils paient au privé », dit Sylvain Dupont.

Celui-ci relève par ailleurs que l’arrivée possible de l’organisme au Centre a déjà été discutée à quelques reprises avec les représentants de la direction. « Il y a un travail à faire pour que la clientèle du Partage soit bien soutenue et que, de notre côté, on ait le personnel pour répondre à tous les besoins. Il faut déjà planifier », dit-il.

Une adaptation sera néanmoins nécessaire pour tous, lorsque ce projet verra le jour, estime Sylvain Dupont.

« Une fois que ce sera fait et qu’on aura mis en place les outils nécessaires pour bien répondre aux gens, je pense que ça va être un plus. Mais il faut prendre le temps. Ça fait six ans qu’on est ici. Je peux dire qu’on a maintenant une bonne cohésion avec l’ensemble des groupes. Mais c’est de l’adaptation. Il y a un milieu de vie à créer. On est dans une bâtisse communautaire. Mais on a chacun nos affaires à faire et notre place à prendre », dit le DG de la CDC.

Le président du conseil d’administration de Partage Notre-Dame, qui peut compter sur l’aide d’une trentaine de bénévoles, croit par ailleurs que le futur changement d’adresse de l’organisme ne devrait pas pénaliser la clientèle. Il serait toujours situé au centre-ville, rue Saint-Antoine, mais « deux rues au nord, plutôt qu’une rue au sud » de la rue Principale, fait-il valoir.

« Ça ne changera pas grand-chose, que ça soit d’un bord ou l’autre. On a aussi beaucoup d’usagers qui demeurent sur l’avenue du Parc, où il y a plusieurs logements d’une ou deux pièces et demi. Certains vont se rapprocher », note Marc Valence.

Le maire suppléant, Robert Riel, assure pour sa part que l’organisme est important, voire « indispensable », pour la Ville. D’où sa volonté de lui venir en aide.