Que faire de ces milliers de branches au sol ? Jamais les scies à chaîne n’auront autant fonctionné qu’en ce mois de janvier 1998 !

Parce qu’une image vaut mille mots...

Janvier 1998. La chape de glace qui s’était alors abattue sur le Québec avait non seulement ravagé le paysage, mais également bouleversé le quotidien d’une grande partie de la population. Vingt ans plus tard, personne n’a tout à fait oublié. Encore moins ceux qui étaient au cœur du fameux « triangle noir »...
Pour chauffer leurs maisons, les citoyens privés de courant avaient pu compter sur la générosité de leurs semblables. Des cordes de bois avaient afflué de partout au Québec.
Devant l’ampleur des besoins, le centre sportif Léonard-Grondin de Granby avait été transformé en centre de distribution de denrées alimentaires. En huit jours, 13 500 personnes s’y sont approvisionnées, soutenues par des centaines de bénévoles.
De la glace partout, des fils électriques à hauteur d’homme, des feux de circulation inopérants. Circuler dans les rues devenait un exercice hautement périlleux.
Lucien Bouchard, alors premier ministre de la province, avait annulé une mission économique en Amérique du Sud, préférant demeurer au Québec pour gérer la crise. On le voit ici lors d’une visite à Granby, en compagnie du maire de l’époque, Michel Duchesneau, et du député de Shefford, Bernard Brodeur.
Le premier ministre canadien de l’époque, Jean Chrétien, était venu constater de visu les dégâts dans la région.
Les Forces armées canadiennes avaient déployé une véritable armée de soldats pour prêter main-forte aux sinistrés.
Selon des chiffres avancés par Radio-Canada, 26 000 poteaux d’Hydro-Québec ont dû être remplacés à cause du verglas.
Dans les municipalités touchées par la crise, le froid polaire avait contraint des milliers de personnes à trouver refuge dans des centres d’hébergement temporaires.
Au plus fort de la tempête, la rue Principale de Granby offrait un spectacle apocalyptique.