La vente de terrains en bordure de la rue Dufferin, à l’arrière, et l’aménagement d’un écran végétal permettront de sécuriser le parc Leggett, qui a pignon rue de Lévis à Granby.

Parc Leggett: superficie revue et sécurité accrue

Coincé entre les rues Dufferin et de Lévis, le parc Leggett, dans le secteur Canton à Granby, est appelé à changer d’allure. La superficie de l’espace vert sera revue à la baisse et la bande de terrain en bordure de la rue Dufferin sera divisée en trois terrains qui seront mis en vente.

L’opération permettra notamment de sécuriser les lieux, a fait valoir le directeur général de la Ville de Granby, Michel Pinault, au terme de la dernière séance du conseil municipal.

« Faire un parc le long de la rue Dufferin, ce n’était pas sécuritaire. D’ailleurs, il y a des gens du secteur en arrière qui disaient que les enfants quittaient le parc et s’en allaient vers les terrains près de Dufferin. Et ils trouvaient que ce n’était pas sécuritaire », explique-t-il.

Une bande de protection, sous forme de talus, sera ainsi aménagée entre le parc et les terrains à vendre pour éviter que les jeunes utilisateurs du parc soient tentés d’aller vers l’artère achalandée, dit le DG. Les coûts d’aménagement de cet écran végétal sont estimés à environ 30 000 $.

Détail : la superficie actuelle du parc Leggett est actuellement de 15 800 mètres carrés. Mais seulement 3335 mètres carrés, situés près de la rue de Lévis, sont aménagés et accueillent des modules de jeux.

Cette dernière superficie est d’ailleurs jugée suffisante pour les besoins du secteur, selon le sommaire décisionnel remis aux élus, dont les médias ont obtenu copie. Cela laisse ainsi quelque 12 600 mètres carrés disponibles au développement.

Trois lots

Lors de la refonte du règlement d’urbanisme de 2016, une partie du parc Leggett avait été intégrée à la zone commerciale du secteur, souligne Michel Pinault.

La superficie de la bande de terrain en bordure de la rue Dufferin, située non loin du 11e rang, permettrait par ailleurs la subdivision du terrain en trois lots. La valeur marchande de ceux-ci varierait entre 60 000 $ et 78 000 $ chacun, selon la documentation de la Ville. Les terrains sont non desservis par les réseaux d’égout et d’aqueduc municipaux.

Des revenus pouvant atteindre entre 181 000 $ et 233 000 $ pourraient ainsi être engrangés.

Comme le terrain avait été acquis par l’ex-municipalité du Canton en 1982 comme contribution aux fins de parc dans le cadre du projet d’ensemble résidentiel du secteur, « l’argent des ventes devra être réservé aux fins de favoriser l’établissement, le maintien et l’amélioration des parcs et des terrains de jeux, ainsi que la préservation d’espaces naturels », est-il précisé dans le sommaire décisionnel des élus.

Selon Michel Pinault, le secteur présente un type de commerces diversifiés qui s’articulent autour de la vente de véhicules ou des commerces de services, tels des entrepreneurs et des entrepôts.