Deux cents postes sont à combler dans le parc industriel de Granby.

Parc industriel de Granby: 200 emplois à combler

Le salon de l’emploi de Destination Granby revient en force avec une deuxième édition bonifiée. Granby Industriel, qui organise l’événement, a présélectionné des candidats selon leur domaine d’expertise et les besoins de l’industrie. Près de 90 chercheurs d’emplois ont donc été invités à la Ferme Héritage Miner, vendredi, pour y rencontrer des employeurs de la région.

Le parc industriel de Granby a besoin de 200 nouveaux travailleurs, et ce, aussi vite que possible, selon la conseillère aux entreprises de Granby Industriel, Stéphanie Jetté. Il s’agit dans la plupart des cas d’entreprises œuvrant dans des secteurs traditionnels comme la construction ou la transformation, ces derniers étant de plus en plus délaissés en raison de la difficulté des tâches à accomplir.

Adaptation
Peu d’options s’offrent aux recruteurs lorsque le bassin de main-d’œuvre régional ne suffit plus. « On a fait affaire avec des agences de placement, mais la productivité n’est pas toujours la meilleure puisqu’il y a beaucoup de roulement de personnel », explique Amélie Jean, directrice des ressources humaines à la poissonnerie Cowie Inc.

Plusieurs ont revu l’échelle salariale à la hausse, notamment l’entreprise Avac Béton de Granby. « On est prêts à donner de la formation aux gens après leur embauche », ajoute le directeur de l’usine, Jonathan St-Onge.

Une option qui n’est cependant pas envisageable par les plus petites entreprises. « J’ai seulement une dizaine d’employés et ils ont déjà énormément de tâches, je ne peux pas me permettre d’en libérer un ou deux pour les former, explique Éric Langlois, de Lithium Marketing. Ça me prend quelqu’un prêt à intégrer l’équipe et à être aussi efficace que les autres. »

Diplômes invalides
Pour plusieurs chercheurs d’emplois issus de l’immigration, il est presque impossible de se dénicher du travail qui correspond à leur niveau d’études. Andres Ortiz était spécialisé en mécanique électrique en Colombie. Même si ses connaissances sont en demande ici, impossible pour lui de trouver un emploi sans diplôme québécois. « J’ai dû me réinscrire au Cégep », dit-il.

« Quand les employeurs voient un nom arabe, ils ne prennent pas le CV ! », s’exclame un ingénieur en informatique d'origine kabyle qui préfère taire son nom. Il a dû lui aussi recommencer une partie de ses études pour espérer avoir un emploi dans son domaine.

Granby Industriel s’assure d’éviter toute discrimination en rendant visibles uniquement les expériences et les acquis des candidats. « L’employeur nous demande de voir le CV complet lorsqu’il est intéressé par les qualités du candidat. Avant ça, il ne sait ni son nom ni où il habite », explique Stéphanie Jettée.

Une troisième édition de Destination Granby aura lieu à l’automne prochain.