Les élus ont accepté lundi les conditions nécessaires au report de la date butoir pour boucler la transaction menant au Parc des sommets.

Parc des sommets: les élus approuvent la nouvelle échéance

Les élus bromontois ont donné, lors de la séance du conseil lundi, leur aval au report de la date butoir au 28 février, assorti de conditions, pour boucler la transaction menant au Parc des sommets.

« On sait que le gouvernement prend le dossier au sérieux, au point où [Québec] nous a demandé de demander au vendeur [d’allonger] le délai. C’est positif », a indiqué le maire de Bromont, Louis Villeneuve.

Rappelons que la somme globale pour acquérir le flanc sud du mont Brome, soit les monts Spruce et Bernard de même que le secteur du Val 8, s’élève à 8,25 millions, notamment en raison des taxes de vente applicables. CNC doit injecter 1,5 million provenant de fonds sous gestion d’Ottawa et de Québec. De son côté, Bromont souhaite contribuer au projet à hauteur de 2,75 millions, principalement pour l’achat du mont Bernard. Comme l’a dévoilé en primeur La Voix de l’Est, ceux qui pilotent la campagne de financement ont récemment dépassé leur objectif, qui était de réunir la somme d’un million de dollars. Les partenaires dans cette initiative sont Conservation de la nature Canada (CNC), Protégeons Bromont, la Société de conservation du mont Brome, Corridor appalachien et les Amis des sentiers de Bromont. 

En ce qui concerne la date butoir, elle avait été originalement fixée au 31 décembre pour sécuriser la transaction avec le propriétaire du vaste site, Charles Désourdy, président de Bromont, montagne d’expériences. Sinon, le promoteur pourrait y construire jusqu’à 27 maisons. Les deux parties avaient convenu à la fin décembre de reporter l’échéance au 18 janvier. La Ville a donc sollicité un nouveau sursis jusqu’au 28 février auprès de M. Désourdy. Celui-ci a accepté la proposition à deux conditions, qui devront être remplies d’ici au 8 février.

Ainsi, la municipalité devra devancer le dépôt de sa contribution pour l’achat d’une partie du site, soit 1,75 million. De plus, la Ville devra délivrer les permis pour le lancement des travaux de construction de maisons dans la montagne, soit la phase 1 du Val 8, advenant que le montant pour le parc intégral ne soit pas amassé d’ici l’échéance. 

La clé pour dénouer l’impasse demeure la participation financière de Québec, qui ne s’est pas encore avancé dans le dossier. Ceux qui pilotent la campagne attendent au moins 2,4 millions du gouvernement provincial. L’enveloppe globale proviendrait de différents ministères, entre autres de celui du Tourisme.