Le député sortant dans Granby et candidat de la CAQ, François Bonnardel, fait de l’initiative de paramédics communautaires un de ses engagements électoraux. On le voit ici aux côtés de l’initiateur du projet, l’ambulancier Jean Papineau, ainsi que quelques-uns de ses coéquipiers.

Paramédics communautaires: une priorité pour Bonnardel

Désengorger les urgences n’est pas chose simple. Comme l’a dévoilé La Voix de l’Est en février, une piste de solution consiste au déploiement à Granby d’un projet pilote de paramédics communautaires pour réduire l’important volume de personnes ayant des problèmes de santé mineurs transportés par ambulance. Une initiative qu’appuie François Bonnardel depuis le tout début. Le député sortant et candidat de la Coalition avenir Québec dans Granby en fait un engagement électoral.

En point de presse, vendredi, François Bonnardel a indiqué que près de 60 % de cas mineurs, que l’on catégorise comme « P4 et P5 » dans le réseau de la santé, se retrouvent à l’urgence du centre hospitalier de Granby (CHG). Un non-sens, clame le député caquiste.

« Près de 40 % des patients pourraient ne pas avoir à être transportés à l’hôpital. [...] Le projet-pilote va permettre de donner de l’oxygène à notre système de santé », image-t-il.

En fait, la base du travail des ambulanciers demeurerait la même, soit d’intervenir auprès des patients qui ont composé le 911.

Le projet pilote de paramédics communautaires changerait toutefois la donne une fois que les effectifs seront en présence de gens en détresse.

« Au plan médico-légal, on ne peut pas avoir la décision finale au niveau de la prise en charge et de l’orientation des patients. Ça nous prend une structure, possiblement le 811 (Info-Santé) et l’urgence [pour nous épauler] », fait valoir l’ambulancier Jean Papineau, président du syndicat de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec, section Granby.

À LIRE AUSSI: Une solution pour soulager les urgences.

Ainsi, selon leur état de santé, les usagers seraient réorientés vers un CLSC, une clinique sans rendez-vous ou un médecin de famille. Tout cela dans un délai raisonnable, souhaite la CAQ. « On veut que chaque patient au Québec soit capable de voir un médecin de famille ou une super-infirmière à l’intérieur de 36 heures », mentionne François Bonnardel.

Première au Québec

Selon M. Papineau, à travers tout le pays, seul le Québec ne dispose pas de services de paramédics communautaires. Un programme semblable serait toutefois en place à Montréal, confirme le président syndical.

De son côté, François Bonnardel veut que Granby soit précurseur en la matière. Il s’engage par ailleurs à ce que le projet pilote voie le jour dès la première année d’un gouvernement caquiste. Nul doute, selon le candidat, qu’une telle initiative « ferait des petits » aux quatre coins de la province. « Ça n’amène pas d’investissement majeur. Ça prend juste de la bonne volonté, le 811 ou une personne à l’urgence qui peut répondre. »

Selon le député dans Granby, l’initiative a été présentée à la direction du CIUSSS de l’Estrie. « Ils ont reçu de belle façon ce projet- pilote », dit-il, précisant que celui-ci aurait des retombées positives tant au CHG qu’à l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins de Cowansville. La proposition serait à l’étude au ministère de la Santé, indique pour sa part Jean Papineau.

Le CIUSSS n’a pas voulu commenter et le Ministère pas rappelé La Voix de l’Est.