Pierre Paradis.

Paradis dans un état « stable »

L'état de santé du député de Brome-Missisquoi Pierre Paradis est « stable », a indiqué mardi son attachée politique, Louisette Hébert.
« On s'attend à avoir des nouvelles vendredi », a-t-elle ajouté.
Pierre Paradis, qui souffre d'une commotion cérébrale, a été transféré vendredi dernier de l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins de Cowansville au service de neurologie de l'hôpital Notre-Dame à Montréal. 
Selon des informations obtenues de La Presse, après avoir reçu un coup violent à la tête en décembre, il avait pris l'avion à deux reprises pour des vacances dans le Sud, un geste risqué pour quelqu'un dans son état. Au cours d'une excursion à cheval, il y a un peu moins de deux semaines, un arrêt brusque de la monture a aggravé son état. Les nausées, les vomissements sont des symptômes habituels de commotion. M. Paradis est en outre en proie à des tremblements incontrôlables.
En raison de sa condition médicale, l'ex-ministre de l'Agriculture n'a toujours pas réagi publiquement depuis son exclusion du caucus libéral, la semaine dernière. Ce dernier fait l'objet d'une enquête pour des allégations de harcèlement sexuel.
Le contexte des incidents
Selon ce que rapportait La Presse samedi, la plaignante a décrit devant les enquêteurs de façon « assez précise » les circonstances et le contexte des incidents survenus, selon elle, entre le moment de son embauche au printemps 2014 et son départ en congé de maladie, fin 2015.
Avant d'annoncer qu'une enquête formelle était lancée, la police a consulté le bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Toujours selon La Presse, la plaignante soutient qu'au cours d'une séance de travail, le ministre Paradis aurait dégrafé son soutien-gorge à travers ses vêtements - blouse ou chandail.
À un moment où ils étaient assis face à face, là encore en contexte de travail, il aurait pris le pied de son employée pour le mettre entre ses jambes, sur son siège.
À une réception pour souligner le retour aux Communes de son frère, Denis Paradis, à l'automne 2015, à l'abri des regards, M. Paradis aurait administré une claque sur les fesses de l'employée.
Finalement, il aurait demandé à la jeune femme de lui frotter le dos avec du Voltaren, un onguent anti-inflammatoire pour les maux de dos. Après avoir refusé, elle aurait finalement consenti à appliquer le médicament. Durant le traitement, le pantalon du ministre serait tombé sur le sol.