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«Le chocolat, ça sert à faire plaisir, à récompenser. C’est quelque chose de très positif, et en cette période triste et un peu plate dont on se serait bien passé, je pense que c’est un produit réconfortant qui aide à adoucir le quotidien», estime Colombe Ménard, propriétaire des Chocolats Colombe, à Ange-Gardien.
«Le chocolat, ça sert à faire plaisir, à récompenser. C’est quelque chose de très positif, et en cette période triste et un peu plate dont on se serait bien passé, je pense que c’est un produit réconfortant qui aide à adoucir le quotidien», estime Colombe Ménard, propriétaire des Chocolats Colombe, à Ange-Gardien.

Pâques s’annonce exceptionnel pour les chocolatiers

Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est
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Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Contrairement à l’an dernier, Pâques 2021 s’annonce exceptionnel pour les chocolatiers de la région.

«Ça s’enligne pour être très, très différent», constate Isabelle Parent, propriétaire de Capeline et chocolat, à Bedford. «L’an dernier, j’ai perdu 85% de mon chiffre d’affaires pour cette période. Mais cette année, ça semble être revenu à la normale ou presque», se réjouit-elle.

Même son de cloche du côté de Chocolats Colombe, à Ange-Gardien. «L’an dernier, j’ai dû carrément fermer. Et là, je remarque un engouement hors du commun, qui va contre toutes mes attentes», laisse entendre la propriétaire, Colombe Ménard, qui «espère seulement être capable de fournir [à la demande]».

«Les gens sont très généreux, constate Isabelle Parent de Capeline et chocolat à Bedford. Ils veulent gâter leurs enfants, leurs petits-enfants, mais aussi les parents et les adultes proches d’eux. Ils arrivent avec des budgets de 200-300$, du jamais-vu!»

Au Musée du chocolat de Bromont, on admet avoir été en mesure de «se retourner sur un 10 cents» le printemps dernier et avoir réussi à «sauver les meubles» grâce aux commandes en ligne et aux livraisons. Mais cette année s’annonce «très, très bien, beaucoup mieux en fait», affirme le propriétaire, Serge Bédard. «On fait toujours des livraisons, mais on accueille aussi les gens en boutique et ils sont au rendez-vous. On est persuadés de rejoindre le 20% de notre chiffre d’affaires d’avant [la pandémie pour cette période de l’année]. On a eu un bon Noël, une bonne St-Valentin, et on voit que les gens veulent compenser le fait de ne pas se voir en personne», note-t-il.

M. Bédard remarque que les acheteurs «ont un plus gros budget». «Ils se tournent davantage vers de moyens et de gros moulages» que par les années passées. «Comme si le fait de ne pas pouvoir se rassembler les incitait à vouloir gâter davantage leurs proches.»

«Les gens sont très généreux, constate également Isabelle Parent. Ils veulent gâter leurs enfants, leurs petits-enfants, mais aussi les parents et les adultes proches d’eux. Ils arrivent avec des budgets de 200-300$, du jamais-vu!»

Du bonheur

Colombe Ménard, qui célèbre cette année sa 30e fête de Pâques à titre de chocolatière, a aussi sa petite théorie pour expliquer un tel engouement. «Je me considère comme une ingénieure du bonheur. Le chocolat, ça sert à faire plaisir, à récompenser. C’est quelque chose de très positif, et en cette période triste et un peu plate dont on se serait bien passé, je pense que c’est un produit réconfortant qui aide à adoucir le quotidien.»

Non seulement les gens semblent se tourner davantage vers les cadeaux chocolatés, ils semblent vouloir y aller avec de la qualité, note la propriétaire de Capeline et chocolat. «Je remarque que depuis le début de la pandémie, plus de gens sont conscientisés par la qualité des produits qu’ils achètent et leur provenance. Ils veulent acheter local pour encourager les commerces de leur région, pour ne pas les voir mourir. Ça fait vraiment chaud au coeur de se savoir apprécié à ce point!»