Les événements météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents, ce qui fragilise la végétation et provoque des pannes bien après le passage d’une tempête.
Les événements météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents, ce qui fragilise la végétation et provoque des pannes bien après le passage d’une tempête.

Pannes de courant en dehors des tempêtes: la végétation fragilisée en cause

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Une attention particulière sera portée par Hydro-Québec à la végétation à Roxton Pond et Granby, particulièrement aux Boisés Martel, après que des citoyens se sont récemment plaints sur les réseaux sociaux de la récurrence des pannes.

Questionnée par La Voix de l’Est à ce sujet, la porte-parole de la Société d’État, Geneviève Lafortune, constate qu’il y a eu une recrudescence des pannes depuis la tempête de vent le 1er novembre dernier.

« On a fait appel à nos ingénieurs pour analyser la situation sur plusieurs années et au courant des derniers mois. Ce que je peux vous dire, c’est que, clairement, l’automne et l’hiver 2019-2020 ont été marqués par des événements climatiques majeurs, assez exceptionnels et successifs. Je pense à la tempête automnale du 1er novembre, à la tempête de verglas du 12 janvier et, entre les deux, il y a eu aussi d’autres événements de vent, de pluie, verglas, de neige, ce qu’on n’a pas l’habitude de vivre de façon successive. Clairement, ces événements-là ont engendré plus de pannes que d’habitude. »

Granby et Roxton Pond ne ressortent cependant pas du lot dans la MRC de la Haute-Yamaska. Le réseau de Granby est même un peu plus stable qu’ailleurs. Annuellement, le nombre de pannes est constant. La fin de 2020 permettra de voir si l’année en cours sera marquée par plus de pannes.

« Quand il y a des vents forts, des orages violents, des tempêtes de neige ou de verglas, les branches peuvent tomber sur le réseau et ça cause des pannes de courant, poursuit Mme Lafortune. Mais surtout, à la suite de ces interventions-là, certains éléments de végétation sont fragilisés et leur chute se fait parfois un peu plus tard, ce qui entraîne une nouvelle panne subséquente dans les semaines, voire dans les mois suivants, même s’il fait beau. Et ça, c’est un phénomène naturel hors de notre contrôle. »

Par exemple, une branche cassée par le verglas peut rester coincée dans l’arbre et tomber plus tard en accrochant un fil électrique. Les équipements de protection se déclenchent, ce qui provoque une coupure de courant. Ce phénomène est courant en Montérégie, et même ailleurs au Québec, selon la porte-parole.

Travaux

« On comprend que c’est préoccupant pour les clients. Il n’y a jamais de bons moments pour avoir une panne, on en est bien conscients. On met beaucoup d’efforts en ce moment pour pallier les changements climatiques et l’accélération de ces événements-là qui semblent se succéder de plus en plus rapidement et avec une plus grande intensité », indique Mme Lafortune.

« On va effectuer une patrouille de la ligne qui alimente ces secteurs, ajoute-t-elle. Nos spécialistes vont aller voir chaque équipement pour voir s’il y a des réparations qui sont nécessaires et cette patrouille va nous permettre de voir et de vérifier s’il y a des endroits où la végétation pourrait entraîner une panne. Le cas échéant, on va faire une planification de végétation et, comme les travaux cycliques sur la végétation étaient prévus cette année, on va pouvoir avoir un inventaire intégrant les travaux cycliques prévus aux endroits particulièrement fragilisés. »

Les travaux cycliques sur la végétation cibleront une ligne au complet entre deux postes électriques. Le secteur de Granby était déjà prévu pour les mois à venir.