Soulianka Viens se lance dans une entreprise ambitieuse. Elle sollicite les citoyens afin qu'ils lui fassent parvenir leur photo qu'elle utilisera en mosaïque pour former le visage du maire sortant et à nouveau candidat, Pascal Bonin, sur une de ses pancartes électorales.

Pancartes de Pascal Bonin: 650 visages granbyens recherchés

Soulianka Viens s'est lancée dans toute une entreprise pour réaliser une pancarte électorale du maire sortant et à nouveau candidat à Granby, Pascal Bonin. Elle sollicite la population afin que 650 citoyens lui fassent parvenir leur photo. Son objectif : réaliser le visage du candidat en mosaïque à partir de l'ensemble des visages des Granbyens.
L'initiative de Mme Viens, baptisée « La mosaïque citoyenne », a été lancée lundi sur les réseaux sociaux. 
L'idée lui est venue à la suite de l'appel de projets lancé par Pascal Bonin. Celui-ci était prêt à consacrer jusqu'à 80 % de son budget électoral, soit 20 000 $, afin de faire réaliser ses pancartes électorales par les Granbyens. Mais, à la lumière des projets soumis, ce sont plutôt 14 000 $ qui seront répartis entre les auteurs des huit concepts retenus, qui permettront la confection de 20 pancartes. Le projet de Soulianka Viens est du lot.
Tout est parti, a expliqué la Granbyenne, d'un sentiment : celui que « le visage d'un maire, d'un élu, n'existe pas sans les citoyens, la collectivité, qu'il représente ». Le concept d'une mosaïque a ainsi pris forme dans son esprit. « Je me suis dit, allons-y, prenons les visages de ces gens-là, qui créent le visage d'un élu. Et je suis rendue là », a laissé tomber dans un rire celle qui travaille actuellement à l'écocentre de Granby, mais dit avoir longtemps oeuvré comme graphiste. « Mon côté créatif n'est pas éteint », lance-t-elle. 
Le concept en soi n'est pas nouveau, mais Soulianka Viens dit aimer le fait qu'il puisse être appliqué aux pancartes électorales. « Je trouve ça plus original que la pancarte ordinaire », dit-elle. 
Rassembleur
Mme Viens affirme ne pas trop savoir si la population répondra à son appel. « Je suis dépendante de la gang de citoyens », dit-elle. Mais le temps presse un peu. Les photos de résidants de 18 ans et plus doivent lui être acheminées d'ici le 20 septembre.
« Prenez votre visage en photo simplement. Un selfie. Souriez, faites une grimace, soyez fâchés si vous voulez, pleurez, ça ne me dérange pas. Moi, je veux des visages des citoyens de la ville de Granby », explique Soulianka Viens dans la vidéo qu'elle a mise en ligne sur la page Facebook « Projet Soulianka ».
Ce faisant, ceux qui participeront accepteront que leur visage apparaisse sur une publication imprimée, Internet ou tout autre support publicitaire. 
« Je fais ça pour le trip, affirme la créatrice. C'est un beau projet. Ça me stimule. C'est beaucoup dans l'essence du communautaire. Et comme je travaille à l'écocentre, je suis dans le domaine du communautaire et de l'environnement. Exprimer c'est quoi, la collectivité, en faisant le visage d'un élu, je trouvais ça vraiment fort et rassembleur­ comme message. »
Pas tout vu
Pascal Bonin ne cache pas son enthousiasme face à ce projet qu'il qualifie de « complexe », mais « artistique ». Une pancarte totalement unique va en résulter, a-t-il affirmé lundi. 
Et il est convaincu que Mme Viens atteindra son objectif de participation et pourra aller au bout de son projet. 
L'oeuvre sera diffusée sur un format de quatre pieds par huit. L'équipe électorale du candidat décidera de son emplacement, qui n'est pas précisé pour le moment. 
Pascal Bonin tait aussi le montant qui sera accordé à cette oeuvre, ne voulant pas mettre l'accent sur cet aspect. « Tout cela sera dans le rapport financier qui sera remis au Directeur général des élections, élude-t-il. Je ne suis pas dans le montant de l'oeuvre, mais plutôt dans ce qu'elle représente, c'est-à-dire la communauté. C'est une campagne électorale qui se fait avec les citoyens et pour eux. »
Le candidat à la mairie laisse par ailleurs entendre que les autres pancartes réservent aussi des surprises. « D'un point de vue artistique, on n'a pas encore tout vu. On va aller dans d'autres registres », affirme-t-il.