Granby est au 123e rang canadien et au 33e rang québécois des villes où il fait le mieux vivre, selon le palmarès annuel du magazine canadien MoneySense.

Palmarès MoneySense: Granby passe du 370e au 123e rang canadien

Granby a fait un bond de géant dans le palmarès des « Meilleurs endroits où vivre » du magazine économique MoneySense. Du 370e rang canadien en 2017, la Ville a grimpé à la 123e position cette année. Un exercice qui fait toujours sourciller le maire de Granby, Pascal Bonin.

«Les critères de comparaison ont quelque chose de spécial. Ils regardent le nombre de jours de beau temps et de pluie. Est-ce qu’il y a une ville qui est responsable de ça? Est-ce que le pourcentage de personnes qui travaillent dans la culture est un barème pour mesurer une ville?» s’interroge le maire.

«Est-ce que l’endettement d’une ville ne devrait pas plutôt être un des critères importants du palmarès ? Les infrastructures d’une ville liées à la jeunesse ne devraient-elles pas y figurer aussi?» ajoute-t-il, alors que ces éléments ne sont pas pris en compte.

Selon Pascal Bonin, «c’est un peu boiteux en partant» de comparer Westmount, qui obtient le deuxième rang du palmarès au Québec, à Granby, en 33e position. Même chose, considère-t-il, avec la ville de Saint-Bruno, qui trône en tête de la portion québécoise du classement.

La réalité des deux villes est différente, fait-il valoir. À commencer par la valeur moyenne d’une maison qui est de 454 000 $ à Saint-Bruno, comparativement à 275 000 $ à Granby, selon les données du palmarès. Le compte de taxes moyen suit la même courbe : 3690 $ à Saint-Bruno, alors qu’il est de 1696 $ à Granby.

«Ils regardent aussi les revenus moyens des citoyens des deux villes. Ça passe du simple au double. Pour moi, ils comparent deux strates de la société. Pour aller vivre à Saint-Bruno, il faut avoir un bon portefeuille, alors que Granby est une ville de familles de classe moyenne, où il y a des services aux familles au-dessus de la moyenne et un compte de taxes sous la moyenne», calcule Pascal Bonin.

Analyse

Difficile d’expliquer avec précision la forte remontée de Granby dans le palmarès cette année. Le maire déplore malgré tout que certains citoyens ne s’arrêteront qu’à la place de la ville dans le classement, sans analyser davantage les critères de comparaison.

«Le palmarès n’analyse pas les villes en soi. Il y a des villes surendettées, avec des comptes de taxes très salés et moins d’infrastructures, comparé à nous [...] Chez nous, la dette est restée stable et on a fait beaucoup d’investissements», dit-il.

Dans la région, les villes de Cowansville (217e rang au Canada et 52e rang au Québec) et de Marieville (231e rang au Canada et 55e rang au Québec) figurent aussi dans ce palmarès qui prend entre autres en considération l’accès aux soins de santé, la mobilité active de la population ainsi que les taux de taxation et de criminalité.

Granby devance néanmoins les villes de taille similaire auxquelles elle se compare habituellement, dont Drummondville (168e et 44e) et Saint-Hyacinthe (185e et 46e).

Au total, 415 villes canadiennes, dont 103 québécoises, figurent dans le palmarès. C’est la ville d’Oakville, en Ontario, qui est considérée comme la ville où il fait mieux vivre au Canada, suivie d’Ottawa, selon MoneySense.