On voit ici Annie Chagnon, de Chagnon Honda (partenaire), Jean-Philippe Dion, porte-parole de l’événement, Judith St-Laurent et Suzanne Surette, de la Fondation du CHG puis Danielle Picard, de la Caisse Desjardins de Granby-Haute-Yamaska (partenaire).

Pagayer pour garder la santé mentale

Pour une septième année, les bateaux-dragons rivaliseront dans le cadre du Défi EnBarque au profit de la Fondation du centre hospitalier de Granby (CHG). Les amateurs d’adrénaline, jumelée à un brin de folie, pagaieront ainsi sur le lac Boivin le 26 mai afin d’améliorer les services en santé mentale au CHG.

Lorsque son amie d’enfance Judith St-Laurent, coordonnatrice des événements et des communications à la Fondation du CHG, l’a approché pour devenir porte-parole de l’événement phare de l’organisation, Jean-Philippe Dion a accepté sans hésiter. En fait, la cause de la santé mentale lui tient particulièrement à coeur, sa mère ayant été confrontée à ce type de problème dès son jeune âge, a-t-il confié en point de presse, mercredi.

« La santé mentale, a dit le populaire animateur, c’est une maladie qui se traite avec beaucoup d’amour, un peu de pilules et des intervenants extraordinaires qui travaillent au Centre hospitalier de Granby. »

« Je ne sais pas si vous avez visité récemment le département de santé mentale de l’hôpital de Granby. Je ne suis même pas certain qu’on accepterait que des prisonniers vivent dans ce genre de lieu. [...] On a vraiment besoin en tant que collectivité de faire quelque chose pour que ça bouge. C’est [entre autres] pour ça que le défi EnBarque existe », a renchéri celui qui sera la figure de proue de l’activité.

Annie Chagnon, directrice générale du concessionnaire Honda de Granby, partenaire du défi, était au diapason avec Jean-Philippe Dion, sa mère ayant séjourné à quelques reprises en psychiatrie au CHG lors d’épisodes dépressifs.

« C’est difficile de se sentir impuissant face à la détresse d’une personne qu’on aime. Toutes les familles sont touchées de près ou de loin par la maladie mentale », a-t-elle fait valoir, invitant du coup les gens d’affaires à emboîter le pas à la compétition de bateaux-dragons.

Les jeunes se mouillent
Cette année, la Fondation a pour objectif d’amasser 75 000$. Cette somme sera injectée pour maximiser les soins et l’environnement des usagers en santé mentale au CHG.

Afin de recueillir ce montant, l’organisation souhaite recruter 30 équipes de 20 personnes. Notons qu’un barreur prendra place dans chaque bateau pour garder le cap.

À ce jour, 17 groupes sont inscrits. Pour être admissible, chaque troupe de pagayeurs doit amasser 2000$. Chaque équipe fera trois courses de 250 mètres sur le lac Boivin, à raison de quatre embarcations par vague.

Nouveauté pour la septième mouture, les élèves de quatre écoles secondaires prendront le départ de cette compétition éclatée, soit Joseph-Hermas Leclerc, Haute-Ville, Mont-Sacré-Coeur ainsi que le Verbe Divin.

Un souhait que caressait de longue date la Fondation. « L’objectif est de sensibiliser les jeunes à la philanthropie. La cause de la santé mentale était toute désignée pour aller de l’avant avec ce projet », a indiqué Judith St-Laurent. Les ados participeront à deux courses au cours de la journée.

Le porte-parole du défi a aussi accepté de se mouiller après avoir été courtisé par les organisateurs.

Ainsi, contrairement au concept de l’émission La vraie nature qu’il anime à TVA, Jean-Philippe Dion se retrouvera le 26 mai dans le bateau avec l’équipe de Chagnon Honda. « Je ne sais pas si je serai à la hauteur, mais au moins, j’essaierai. Ça dure seulement une minute après tout », a-t-il lancé en riant.

Pour de plus amples renseignements à propos de l’événement ou pour vous y inscrire, consultez le site defienbarque.com.