Yannick Rivard croit que son séminaire pourrait contribuer à éviter des agressions sexuelles.

Outiller les femmes contre les agressions sexuelles

L’entraîneur de jiu-jitsu Yannick Rivard veut aider les jeunes femmes à se défendre en cas d’agression sexuelle. Champion du monde dans sa catégorie, le Cowansvillois a mis sur pied cinq séminaires pour enseigner quelques techniques d’autodéfense, à partir de janvier.

C’est en méditant, il y a quelques semaines, que l’idée est venue à Yannick Rivard de proposer des séminaires pour aider des femmes à se défendre en cas d’agression sexuelle.

« Je me demandais comment je pouvais partager mon expérience et ce que j’ai appris. Le jiu-jitsu permet de gagner en confiance, mais c’est difficile d’intéresser les filles aux cours réguliers. Là, ce seront cinq cours de deux heures, destinés seulement aux femmes, que je donnerai avec ma conjointe », annonce-t-il.

Concret

La majorité des agressions sexuelles sont perpétrées sans que la victime puisse se débattre, selon Yannick Rivard.

« Une foule de trucs permettent de changer la situation. Griffer, tirer les cheveux, mettre un doigt dans l’œil de l’agresseur... tant qu’on a une main de libre il y a moyen de faire quelque chose », assure Yannick Rivard.

Le jiu-jitsuka veut exposer les participantes à des situations concrètes. « On ne parle de pas de se faire tirer les cheveux dans un bar, mais vraiment de situation lorsque la fille fait face à un gars dans une chambre qui veut l’agresser. Il va tenter de l’agripper, mais elle pourra quand même se défendre avec les bonnes techniques », explique-t-il.

Conscient que les agressions sont souvent perpétrées dans un contexte de fête et de consommation, Yannick Rivard assure que ces gestes sont faciles à exécuter.

L’entraîneur abordera également certains aspects de la psychologie des agresseurs, toujours dans l’optique de mieux outiller les femmes face à ce risque.

« L’idée ce n’est pas de créer des champions de jiu-jitsu, mais simplement de permettre à des femmes d’avoir une chance de s’échapper. Empêcher une agression sexuelle, ça change une vie », rappelle-t-il.

Question d’instaurer un climat de confiance pour aborder ce sujet difficile, les cours se dérouleront en petits groupes de huit personnes.

Le premier séminaire débutera le 12 janvier prochain au dojo de Yannick Rivard, situé non loin de l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins.