On voit ici le président de KINESIQ, Lukas Dufault et le député de Shefford, Pierre Breton.

Ottawa accorde 50 000$ à KINESIQ

KINESIQ poursuit sur sa lancée en améliorant son produit phare, un appareil d’exercice de réadaptation physique et neurologique. En ce sens, l’entreprise de Granby a pu compter sur une subvention de 50 000 $ du gouvernement fédéral, via le Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI). Le député de Shefford, Pierre Breton, en a fait l’annonce vendredi.

Sillonner les dédales de Venise en gondole, marcher à Paris, skier dans les Rocheuses ou faire de la zumba à Granby sur le bord du lac Boivin. Voici quelques-uns des exercices que propose KINÉ-SIM, l’appareil novateur développé par KINESIQ. L’entreprise a donc gagné son pari de « rendre plus divertissante la réadaptation physique ». Or, la compagnie fondée en 2014 voulait également améliorer l’accessibilité de son exerciseur afin d’élargir son bassin d’utilisateurs. C’est maintenant chose faite. « L’aide financière nous a permis de diminuer les coûts de notre appareil, des composantes essentielles, le rendant plus accessible à une clientèle qui n’a pas toujours les moyens », a mentionné en point de presse le président de la compagnie, Lukas Dufault. 

Selon l’homme d’affaires, la facture pour un tel exerciseur spécialisé est ainsi passée d’environ
35 000 $ à 25 000 $.

« Je suis toujours très fasciné par la force générée par votre audace. Par votre vision d’innovateur et d’entrepreneur », a pour sa part indiqué Pierre Breton, soulignant que depuis 2015, le PARI du Conseil national de recherches du Canada a versé à KINESIQ des subventions totalisant 149 000 $.

Croissance

En fait, l’exerciseur jumelle la simulation et la réalité virtuelle. Il permet entre autres de travailler l’équilibre, la rééducation, les réflexes et la musculature. « C’est le seul appareil qui combine deux plateformes de mouvements en position verticale », a précisé
M. Dufault. Cet aspect unique a permis à KINESIQ de percer dans plusieurs marchés. Outre le Québec, l’appareil a notamment été adopté aux États-Unis, en Asie, puis en Europe. Et pas question de baisser la cadence. « On a commencé à s’étendre à travers le monde. On a presque doublé le nombre de machines [vendues] au cours des derniers mois », a indiqué Lukas Dufault.

On utilise l’appareil tant dans les résidences pour personnes âgées, afin de diminuer les risques de chutes, que dans des cliniques de physiothérapie pour des suivis auprès de patients atteints de troubles neurologiques et de maladies dégénératives. « En moyenne, un KINÉ-SIM est utilisé jusqu’à six heures par jour dans une résidence pour personnes âgées. Cela représente plus de 1000 sessions d’activité physique par mois, à raison de quelques minutes à la fois », avait déjà indiqué à La Voix de l’Est le fondateur de la compagnie.

D’ailleurs, le département de recherche et développement de KINESIQ ne chôme pas. « Les pièces qu’on a “redesignées” vont être réutilisées dans de nouveaux appareils. Ça fait partie de notre plan de croissance », a mentionné le chef d’entreprise, précisant être en voie de conclure plusieurs ententes avec de nouveaux distributeurs. Ce qui devrait permettre d’élargir grandement la diffusion des produits, a soutenu
M. Dufault. « On devrait être établis dans une quinzaine de pays d’ici la fin de l’année. »

En raison de cette expansion, la compagnie prévoit par ailleurs agrandir son équipe. À ce jour, l’entreprise compte six employés à Granby et un représentant chez nos voisins du Sud. KINESIQ recherche principalement des programmeurs et designers de jeux vidéo. « C’est une denrée rare ces temps-ci, a concédé le président de la compagnie. Mais on a un groupe dynamique, de nouveaux locaux lumineux et de bonnes conditions de travail. On va certainement trouver des gens talentueux pour se joindre à l’équipe. »