Clémence Bienvenu et Lou Faynot se targuent d’avoir conçu «les draps les plus doux au monde», qui sont fabriqués en fibre de bouleau et en coton Supima.

Orly Bed: entre les draps et l’écorce

Les fondateurs de Orly Bed, Lou Faynot et Clémence Bienvenu, se targuent d’avoir conçu « les draps les plus doux au monde ». Pour les faire connaître sur le marché québécois, le couple de Dunham lancera sous peu une campagne de sociofinancement sur la plateforme Ulule.

La douce aventure d’Orly Bed a débuté il y a environ un an, alors que le couple d’artisans — il est ébéniste, elle est joaillière — a découvert l’existence de la fibre de bouleau.

Celle-ci est fabriquée à partir de matière première végétale provenant de la pulpe de bois, par la suite transformée en fibre écologique nommée Lyocell.

« C’est très doux, explique M. Faynot. On a vraiment aimé la fibre, qu’on a décidé d’anoblir en la mêlant avec du coton Supima, qui pousse en Californie et dont on dit qu’il est “le cachemire du coton”. Les deux ensemble, ça donne un textile très intéressant. »

La fibre de bouleau a une capacité de thermorégulation, c’est-à-dire qu’elle est très chaude en hiver, mais qu’elle est légère lorsque les températures sont plus clémentes.

Antiallergène, elle est également dense et résistante, malgré sa douceur, et sa durée de vie est plus longue que la plupart des autres tissus utilisés pour faire des draps, allègue M. Faynot, ajoutant que le tissu respire bien et qu’il résiste à l’humidité.

Pour être en phase avec leurs valeurs, Mme Bienvenu et M. Faynot s’assurent également que leur fibre est constituée à partir de bouleaux provenant de forêts responsables.

Produit éprouvé

Depuis cette découverte, plus question d’habiller leur lit avec autre chose, jurent M. Faynot et Mme Bienvenu.

« Comme tout le monde, j’avais l’habitude d’acheter mes draps chez IKEA pour pas trop cher, se souvient M. Faynot. Mais quand on a goûté à la fibre de bouleau, on y prend goût ! »

Et question d’en faire profiter les autres, une campagne de sociofinancement sur la plateforme Indiegogo a permis à l’entreprise d’amasser 17 171 $ au printemps 2018, somme nécessaire à la fabrication des draps disponibles pour des lits de format double, grand (queen) et très grand (king).

Ceux-ci sont fabriqués par un partenaire québécois.

« Le sociofinancement est une bonne façon de tester le marché et de voir l’intérêt des consommateurs pour un produit », explique M. Faynot.

« On a fait tester les draps par des clients qui dorment dans des draps de coton égyptiens super chers et ils ont trouvé le produit incroyable », ajoute l’entrepreneur.

Quelques centaines d’ensembles, présentement disponibles uniquement via le site Internet de l’entreprise au www.orlybed.com, ont depuis été vendus à travers le monde, pour une somme allant de 180 $ à 210 $ avant taxes.

« On pourrait les vendre beaucoup plus cher, explique Lou Faynot. Tous nos concurrents vendent des draps de qualité moyenne au même prix que les nôtres, alors qu’on fait dans le haut de gamme. »


«  Le sociofinancement est une bonne façon de tester le marché et de voir l’intérêt des consommateurs pour un produit.  »
Lou Faynot, cofondateur de Orly Bed

Se faire connaître

La prochaine campagne de sociofinancement, qui sera déployée la semaine prochaine sur la plateforme Ulule, vise d’abord à faire connaître les draps Orly Bed au sein des marchés québécois et français.

« On souhaite se recentrer sur le marché québécois, en fait, mais en faisant une campagne francophone, on va aussi regarder du côté de la France pour voir si le produit marche bien », indique M. Faynot.

« Notre but, pour la prochaine année, c’est de faire fonctionner notre boutique en ligne, de peut-être approcher des boutiques dans la région, mais surtout de se faire connaître », poursuit-il.

Un doux rêve qui pourrait avoir une suite, puisque Orly Bed pourrait, dans un deuxième temps,  concevoir d’autres produits faits à partir du textile. Ses propriétés en font un matériau propice à divers usages, soulignent ses créateurs.