Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis que Nathalie Chamigny est disparue par un soir de février 1992. Ses parents, Rose-Ange et Louis-Georges Champigny, espèrent la retrouver et savoir ce qui s'est passé.

«On veut savoir avant de mourir»

Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis la disparition de Nathalie Champigny par un soir de tempête. Depuis tout ce temps, Rose-Ange et Louis-Georges Champigny espèrent obtenir l'information qui permettra enfin de retrouver leur fille et de connaître la vérité.
« On espère toujours un dénouement, même après 25 ans, pour enfin savoir ce qui s'est passé, pour pouvoir lui organiser des funérailles. Ça guérirait la blessure », laisse tomber Rose-Ange Champigny. 
Nathalie Champigny, qui avait 21 ans à l'époque, a été vue pour la dernière fois le soir du 22 février 1992. La Cowansvilloise avait soupé dans un restaurant avec son ancien copain. Plus tard ce soir-là, l'employé d'un dépanneur l'avait vue effectuer une transaction bancaire. La jeune femme devait se rendre dans un bar de Granby. Elle ne s'y est jamais présentée. 
Sa voiture a été retrouvée dans le stationnement devant le logement où elle vivait. Ses objets personnels n'avaient pas bougé. 
Quelques semaines plus tard, son ancien ami de coeur a confessé son meurtre aux policiers. La poursuite a toutefois été abandonnée car le cadavre n'a jamais été retrouvé. Les autorités avaient jugé que les aveux du suspect avaient été extorqués sous haute pression. Aucune accusation de meurtre n'avait été déposée contre le jeune homme. 
Vivre sans Nathalie
Assis dans la maison familiale qu'ils occupent depuis des décennies, une photo de Nathalie près d'eux, ses parents racontent dans les moindres détails les jours suivant sa disparition, comme si le drame de leur vie s'était produit la veille.
« On ne l'oublie pas, dit Rose-Ange Champigny, 82 ans. Elle est toujours présente dans nos pensées. On pense à elle tous les jours, mais il a fallu apprendre à vivre sans elle. »
Le couple, parent de sept enfants - un de leurs fils est décédé dans les années 1980 - et entouré de 12 petits-enfants et 16 arrière-petits-enfants, affirme ne pas avoir eu de nouvelles des policiers et enquêteurs depuis au moins une dizaine d'années. 
Pour connaître enfin la vérité et retrouver le corps de leur fille cadette, les parents croient que l'enquête policière devrait être rouverte.
 « Il y a des choses qui pourraient sortir. Ça pourrait faire délier des langues. On espère que justice soit faite un jour », dit la femme. 
« Celui qui a fait ça, comment il vit avec ça depuis 25 ans ? », se questionne à voix haute Louis-Georges Champigny, 89 ans. 
Un quart de siècle plus tard, les parents formulent ce souhait : savoir avant qu'il soit trop tard. « On espère qu'il y aura un dénouement, qu'on puisse mettre un point, confie Rose-Ange Champigny. On veut savoir avant de mourir. »