Si la transaction avec F. Ménard se concrétise, elle serait chiffrée à plus d’un milliard de dollars et permettrait à Olymel d’augmenter grandement sa capacité de production de pièces de viande porcine.

Olymel sur le point d’acheter F. Ménard?

Olymel serait sur le point de faire l’acquisition des activités porcines de l’entreprise d’Ange-Gardien F. Ménard, selon ce que rapporte le journaliste Lionel Levac sur le blogue Agroquébec.

L’entreprise gardandeoise affirme toutefois qu’il ne s’agit que d’une simple rumeur.

Mise au courant le week-end dernier de possibles tractations entourant une transaction entre ces deux poids lourds de l’agroalimentaire, La Voix de l’Est a tenté à plusieurs reprises d’obtenir des confirmations de la part d’Olymel et de F. Ménard.

Seule la responsable des communications de F. Ménard, Audrey Rodrigue, a répondu à deux reprises par courriel, lundi et vendredi, que l’entreprise d’Ange-Gardien ne commenterait pas des rumeurs. Elle n’a pas donné suite à nos autres demandes d’entrevue.

Si la transaction se concrétise, elle serait chiffrée à plus d’un milliard de dollars et permettrait à Olymel d’augmenter grandement sa capacité de production de pièces de viande porcine.

C’est Fulgence Ménard qui a créé F. Ménard en 1961 et, depuis, l’entreprise s’est associée avec 225 familles d’éleveurs partout au Québec. Aujourd’hui, trois de ses fils sont à la tête de l’entreprise qui compte plusieurs divisions et de nombreuses adresses.

F. Ménard fonctionne toujours selon un modèle de production intégrée, c’est-à-dire qu’elle contrôle toute la chaîne de production du porc, de la naissance jusqu’à l’assiette. Plus d’un million de bêtes sont transformées annuellement dans les divers sites de l’entreprise, qui exploite diverses divisions : alimentation animale, transport, exportation, élevage de porcs et de volailles, recherche et développement, usine d’abattage et de découpe ainsi que boucherie. Soixante-dix pour cent de la production annuelle est exportée hors du Canada, notamment en Europe et en Asie.

Pas moins de 1200 personnes sont à l’emploi de l’entreprise gardengeoise.