Condo, chambre, appartement, loft ou maison entière ; cuisine équipée ou non, en bordure de la Yamaska, à quelques pas du Zoo ou de Bromont, Montagne d’expériences : en un clic à peine, on retrouve tout près de 300 propositions d’hébergement sur la plateforme Airbnb, à Granby comme à Bromont, pour tous les besoins, tous les goûts et tous les budgets.

Offre de logements Airbnb dans la région: chacun y trouve son compte

Condo, chambre, appartement, loft ou maison entière ; cuisine équipée ou non, en bordure de la Yamaska, à quelques pas du Zoo ou de Bromont, Montagne d’expériences : en un clic à peine, on retrouve tout près de 300 propositions d’hébergement sur la plateforme Airbnb, à Granby comme à Bromont, pour tous les besoins, tous les goûts et tous les budgets. Il en va de même pour les hôtes qui s’annoncent sur le site et qui ont chacun leurs raisons de louer leur résidence à des étrangers.

Airbnb compterait plus de 1000 inscriptions dans les Cantons-de-l’Est. Celles-ci sont concentrées majoritairement dans les zones de villégiature telles que Magog, Orford ou Sutton, rapportait La Tribune en 2017.

Pour connaître ce qui les motive à permettre à des voyageurs de s’installer chez eux le temps d’une ou de quelques nuits, La Voix de l’Est a contacté plusieurs locateurs inscrits sur Airbnb, au hasard.

En moins d’une heure, Sophie (nom fictif) nous a répondu. C’est normal, dit-elle de son empressement à répondre, puisqu’elle est catégorisée comme étant une « super hôte » sur le site ; les délais de réponse courts, son accueil chaleureux et la propreté du gîte font partie des points évalués par les visiteurs.

La dame est copropriétaire d’un duplex qui, selon l’adresse fournie dans la fiche descriptive du logis, serait situé tout près du Cégep de Granby. Mais les visiteurs qui cogneraient à cette porte ne seraient pas au bon endroit. « Les trois quarts des gens qui louent sur Airbnb ne mettent pas la bonne adresse. On ne veut pas que la vraie adresse soit connue de tous », explique-t-elle.

Depuis trois ans, la Granbyenne loue son appartement, qui se trouve à l’étage du dessus. Les revenus tirés de cette location lui servent principalement à financer ses voyages et ses vacances. « Ça m’a aidé beaucoup financièrement », indique-t-elle.

Selon Sophie, même si « le respect des lieux n’est pas donné à tout le monde », les locations se déroulent sans anicroche « 90 % du temps ». « Ça se passe quand même bien. Mais il y en a beaucoup qui déplacent les meubles. Ils mettent ça à leur goût, comme pour se sentir chez eux ! D’autres fois, c’est tellement propre encore que je me demande si les gens ont dormi chez moi ! »

« Louer à Granby, c’est plus tranquille qu’à Montréal. On a beaucoup de gens de l’Ontario et des États-Unis. Personnellement, je loue beaucoup à des familles », mentionne-t-elle.

Mais après trois ans à déplacer ses pénates chez son conjoint lorsque son logement est occupé par des visiteurs, Sophie a commencé à se lasser. Le besoin de se retrouver à temps plein chez elle se fait sentir, c’est pourquoi elle alloue de moins en moins de dates aux réservations. « J’ai ralenti beaucoup, je me suis tannée, confie-t-elle. C’est beaucoup d’entretien, tu n’es pas chez toi. Et ma situation financière s’est améliorée, donc je n’ai plus autant besoin de ce revenu d’appoint. »

Selon la Granbyenne, bon nombre de locateurs cessent leurs activités après deux ans. « J’ai aidé des gens à se lancer dans Airbnb parce que dans ce temps-là, Airbnb me donne des sous. La plupart ont arrêté », indique-t-elle.

Hôtes et voyageurs

Pour leur part, Marie-Noëlle Lajoie et son conjoint ont mis leur chalet en location sur Airbnb en juin dernier. Une décision qu’ils ne regrettent pas du tout. « C’est presque les deux tiers de nos locations qui viennent de là, détaille la Granbyenne. Sans Airbnb, on n’afficherait pas complet, c’est certain. »

Mme Lajoie apprécie particulièrement la simplicité de la plateforme. « Les réservations, les paiements et le remboursement de frais de séjour [au gouvernement] se font automatiquement. Les calendriers se mettent à jour dès qu’une réservation est faite. C’est beaucoup moins de manipulations », note-t-elle.

Si le couple a choisi d’afficher leur chalet sur Airbnb, c’est parce qu’il était d’abord satisfait du service en tant que visiteurs, explique Mme Lajoie. « Pour nous, c’est d’abord la possibilité de se loger ailleurs pour pas trop cher qui nous avait attirés », indique la mère de famille.

Selon les destinations, celle-ci dit également préférer une expérience d’hébergement immersive, qui lui permet de vivre comme les résidents de l’endroit. « Il y a plein de choses dont nous n’aurions pas eu connaissance si nous n’avions pas logé dans un appartement et fraternisé avec les gens du coin », croit-elle.

« Plein d’options »

Frank Cloutier et sa sœur ont commencé à louer leurs propriétés sur Airbnb il y a environ cinq ans. « Avant, on l’utilisait comme clients, explique celui qui préfère cette manière d’être hébergé. C’est surtout que ça amène la liberté de se sentir plus chez soi qu’à l’hôtel, où on ne peut pas cuisiner ou recevoir comme on le voudrait. »

Aujourd’hui, le duo possède quatre maisons à Granby, dont le Gîte autour du monde, ainsi que leurs résidences personnelles. « Au lieu de louer à loyer, on a décidé de prendre la voie de la location à court terme, entre autres par Airbnb. On choisit de faire payer les gens uniquement pour la période qu’ils utilisent, explique le Granbyen. On loue entre autres à la session pour des étudiants, ce qui ne les oblige pas à louer pour un an ou à sous-louer leur appartement pendant les vacances. On loue aussi pour de courtes périodes à des étudiants qui viennent faire un stage dans la région. »

Sur plus de 500 séjours réalisés dans leurs propriétés en cinq ans, seuls deux se sont avérés une expérience négative, calcule M. Cloutier. « Et ce n’était pas du vrai trouble où les gens avaient brisé des choses ou dérangé le voisinage. Disons juste qu’ils avaient laissé l’endroit assez sale. »

Une situation qui peut toutefois être évitée en prenant le temps de lire les commentaires laissés par des hôtes précédents sur le profil du visiteur, suggère-t-il.

Si, dans les premières années, la clientèle qui utilisait Airbnb était composée de jeunes adultes, M. Cloutier affirme qu’elle s’est diversifiée désormais. « Depuis les deux dernières années, ce sont toutes sortes de gens qui réservent sur Airbnb, car ils voient qu’ils ont plein d’options. »