Le concept de planétarium à ciel ouvert développé à Sutton a notamment été exporté aux États-Unis puis en Europe. Des pourparlers sont en cours avec des organisations à Dubaï, en Arabie Saoudite, au Japon et en Chine.

ObservÉtoiles s'exporte à travers le globe

Jeremy Fontana et son équipe d’Au Diable Vert ont gagné leur pari. Le planétarium à ciel ouvert avec réalité augmentée, développé à Sutton en partenariat avec National Geographic, est en pleine expansion dans le monde.

Il y a plus d’un an, le grand patron de la station de montagne Au Diable Vert a entamé des pourparlers avec des parcs nationaux, principalement au Canada et chez nos voisins du Sud, pour propulser ObservÉtoiles à un autre niveau. Les astres se sont finalement alignés en Europe, où une première association a été scellée avec le réputé planétarium de Bruxelles.

«L’intérêt est très fort pour notre Night Sky Odyssey. On a un produit exceptionnel, unique. Il n’y a pas de limite à l’exporter, a fait valoir l’homme d’affaires. Mais, c’est toujours complexe quand les gouvernements font partie de l’équation. Dès qu’un premier partenaire se lance, les autres suivent rapidement.»

Et ce fut le cas. ObservÉtoiles est désormais présenté en Alaska puis en Nouvelle-Écosse. Des essais sont également en cours au planétarium Adler, à Chicago. Idem à l’Observatoire Griffith à Los Angeles. Selon Jeremy Fontana, des pourparlers sont en cours avec des organisations à Dubaï, en Arabie Saoudite, au Japon et en Chine.

Le grand patron d’Au Diable Vert, Jeremy Fontana, est l’idéateur du projet.

Lorsqu’une entente est ratifiée avec un nouveau partenaire, Au Diable Vert garde tous les droits sur ObservÉtoiles, a indiqué M. Fontana. Question de proposer un événement constamment renouvelé, le vulgarisateur scientifique Andrew Fazekas, alias The Night Sky Guy, collaborateur de National Geographic dans le milieu de l’astronomie, adapte le contenu spécifique pour chaque site.

«Notre logiciel fonctionne déjà partout dans le monde, a mentionné M. Fontana. Mais, les constellations visibles de chaque endroit sont différentes. On prépare un spectacle renouvelé toutes les deux semaines. Il y a toujours une saveur locale dans chaque histoire.»

Pointe de l’iceberg

Jeremy Fontana a muri son concept avant de le dévoiler officiellement au public en juin 2018. Côté technologique, rien n’a été laissé au hasard. L’entreprise de Sutton s’est associée à Aryzon, une compagnie des Pays-Bas, pour mettre au point un casque 3D novateur, spécifique à ObservÉtoiles, dans lequel on insère un téléphone intelligent.

Celui-ci présente alors une carte virtuelle du ciel étoilé en temps réel via l’application Star Chart, une des plus populaires à travers le monde. Les images sont ensuite réfléchies dans une lentille Fresnel haute-résolution, plongeant le porteur du casque en pleine réalité augmentée. Cet équipement à la fine pointe est la pierre angulaire de l’activité. Une fois que les gens prennent place dans le planétarium à flanc de montagne, un guide entre en scène. À l’aide d’un laser astronomique, il fait vivre aux participants un voyage à travers la galaxie.

Le partenariat avec National Geographic est l’un des éléments centraux du succès qu’a remporté jusqu’ici ObservÉtoiles, a concédé M. Fontana. «On voulait avoir [l’expertise et la notoriété] de National Geographic pour couronner nos efforts. Et ça fonctionne très bien. On est très fiers des résultats obtenus.»

Par ailleurs, le public peut se procurer depuis peu des casques pour scruter le ciel étoilé dans les boutiques des partenaires à travers le monde. Des discussions sont en cours avec d’importantes chaînes de vente au détail pour élargir la diffusion des équipements, a mentionné l’idéateur du projet. Et ce n’est que «la pointe de l’iceberg» selon Jeremy Fontana, car National Geographic est passé dans le giron de Disney lorsque le géant a acquis, il y a quelques mois, plusieurs actifs du groupe 21th Century Fox. «Avec Disney, the sky is the limit.»