Le centre d’escalade O’Bloc a reçu pour la première fois cette compétition inscrite au programme du circuit canadien Tour de bloc.

O'Bloc accueille 75 grimpeurs pour une compétition d’escalade

De la craie, de la musique, des encouragements et bien des efforts. C’est dans cette atmosphère que le Tour de bloc s’est déroulé samedi, au centre d’escalade O’Bloc, où 75 grimpeurs ont tenté de trouver les solutions aux différents tracés préparés sur le mur pour se tailler une place en finale.

Le centre d’escalade recevait pour la première fois, et non la dernière, cette compétition inscrite au programme du circuit canadien Tour de bloc. Et la réponse des amateurs de ce sport a été meilleure que celle anticipée par les organisateurs. « C’est au-delà de nos attentes. Pour une première édition, on visait une cinquantaine de grimpeurs et on en a 75. On est vraiment satisfaits », indique le copropriétaire du centre, Tommy Carmel.

Des grimpeurs provenant d’un peu partout au Québec se sont mesuré aux tracés imaginés par les « chefs ouvreurs » Étienne Simard — le Granbyen travaille au centre de Granby — et le Montréalais Oscar Lanzagorta.

« La première journée d’ouverture, on prépare les finales, explique M. Simard en entrevue. Le mur est vide, on met trois blocs de finales hommes, trois blocs de finales femmes. On installe les prises un peu au hasard, puis il y a plusieurs points qu’on va vérifier pour que les problèmes soient parfaits. Par exemple, est-ce que les prises sont trop loin, est-ce que les mouvements sont trop difficiles? »

Les quarante tracés de qualification ont quant à eux pris plus d’une journée de préparation. En quelques minutes, samedi en fin d’après-midi, ces prises ont été retirées du mur pour être remplacées par celles des finales imaginées quelques jours plus tôt. 

Plus le numéro du tracé — appelé également « problème » ou « bloc » — est élevé, plus son niveau de difficulté l’est aussi et rapporte plus de points. Ainsi, le problème no40 rapporte quarante fois plus de points que le premier.

« Notre but, c’est que les meilleurs grimpeurs se battent sur les blocs les plus durs. » Au moment de l’entrevue, vers 12 h 30, le bloc 36 était le plus difficile à avoir été réussi.

« C’est sûr qu’en tant qu’ouvreur de voie, on est toujours content de voir des tops [NDLR : quand le grimpeur touche avec ses deux mains à la prise la plus haute], mais on aime aussi les petites chutes entre temps, renchérit Oscar Lanzagorta, un sourire narquois aux lèvres. On a passé beaucoup de temps sur tous les blocs, donc c’est sûr que c’est satisfaisant de voir le monde avoir du fun. »

Direction finale

Et du plaisir, il y en avait.

Parmi les 75 grimpeurs présents pour l’occasion, 32 étaient inscrits dans la catégorie compétitive, les autres dans le volet récréatif. Onze femmes et vingt-et-un hommes ont tenté de faire leur place en finale.

Ève-Marie Landry, de Sutton, souhaitait obtenir assez de points pour étirer sa journée de compétition jusqu’en soirée. « Ça fait à peu près 11 ans que je fais de l’escalade et environ quatre ans que je fais juste de l’escalade de bloc. En ce moment, ça va bien, je prends ça relax. Il y a beaucoup de monde, plus que je m’attendais, alors c’est le fun. »

François Simard a quant à lui fait la route depuis Saguenay pour participer à la compétition, comme il l’a fait dernièrement pour celle de Montréal. Il cumule plusieurs années d’expérience en escalade. « Je pense que, ce qui fait ma force, c’est mon background de voie, la technique que ça demande. »

Son objectif était de se rendre en finale. « Ça va être assez ! Ça ne sera pas facile du tout, les gars sont forts », avoue-t-il. Le Saguenéen compte profiter de l’expertise des grimpeurs plus expérimentés que lui pour continuer à progresser. « Les gens sont super gentils. Le truc, c’est d’écouter leurs conseils et de les regarder faire », ajoute-t-il. 

Coupe Québec

Des jeunes ont aussi participé au volet récréatif de la compétition. Pour cette première année, O’Bloc avait décidé de ne pas présenter de catégorie junior, mais vu le succès de l’événement, les jeunes auront leurs propres problèmes à résoudre l’an prochain, assure M. Carmel.

Pour une première compétition du Tour de bloc, les grimpeurs étaient heureux de leur journée, remarque-t-il. Et l’équipe de O’Bloc aussi.

La jeune entreprise, qui fêtera son premier anniversaire d’ouverture en mai, souhaite maintenant organiser une épreuve du circuit de la Fédération québécoise de montagne et d’escalade.