Josée Charette devra prendre son mal en patience avant d’ouvrir son CPE à Saint-Joachim-de-Shefford.

Nouvelles places en garderie subventionnées: la région n’est pas priorisée

Aucune nouvelle place en garderie subventionnée n’ouvrira dans un avenir rapproché dans la Haute-Yamaska et Brome-Missisquoi. La région n’a rien obtenu des 2000 nouvelles places annoncées par le ministère de la Famille plus tôt cette semaine.

L’accélération de la mise à disponibilité de 3800 places accordées il y a quatre ans n’accorde pas non plus de nouvelles ressources dans la région.

Mardi, le ministère avait annoncé que 92 projets, dont le développement était prévu pour 2020-2021, pourraient être facilités pour permettre la création plus rapide de près de 3800 places.

Le CPE Rayons de Soleil, avec son projet d’installation à Saint-Joachim-de-Shefford, n’en fait donc pas partie. L’organisation avait déposé ses plans lors d’un appel de projets en 2013, qui avait été approuvé pour 2016 avant d’être repoussé pour 2020-2021.

« Notre projet n’a pas été priorisé dans ces 3800 places, indique Josée Charette, du CPE Rayons de Soleil, mais nous allons faire des démarches avec la municipalité de Saint-Joachim pour faire devancer la date de réalisation. Ça ne veut pas dire que ça va fonctionner, mais on va faire des démarches. »

Le projet permettrait au village d’avoir une installation de 39 places subventionnées, de la naissance à 5 ans. Mme Charette aurait voulu proposer un CPE de 45 places, mais il n’y avait que 40 places disponibles pour la Haute-Yamaska à l’époque. Saint-Joachim ne compte actuellement aucune garderie subventionnée sur son territoire.

« On veut démontrer avec la municipalité que les besoins sont là, à Saint-Joachim », assure Mme Charette.

Selon elle, une zone d’ombre existe en raison de l’absence d’installation subventionnée dans certains villages orphelins comme celui de Saint-Joachim.

Stabilité dans Brome-Missisquoi
Marie-Claude Morié, directrice générale les Pommettes rouges, confirme qu’il n’y a pas de place ouverte pour le bureau coordonnateur de Brome-Missisquoi. « Je n’avais pas fait de demande, indique-t-elle. À la Table de la petite enfance, il n’y avait pas de demande parce que, dans Brome-Missisquoi, on est bien couvert. On a quand même 689 places, ça nous permet de donner des services pour 800 enfants, [avec les] enfants à temps partiel. »

Lorsque des garderies ferment, le bureau coordonnateur tente de rouvrir les places ailleurs où les besoins sont plus importants dans le but de couvrir plus adéquatement le territoire.

« En général, en milieu rural, les parents aiment beaucoup la formule de garde en milieu familial parce qu’ils sont plus proches de chez eux et les enfants côtoient des enfants du même village. »