GE Aviation a annoncé que 46 employés de production de son usine de Bromont ont été mis à pied jeudi.
GE Aviation a annoncé que 46 employés de production de son usine de Bromont ont été mis à pied jeudi.

Nouvelles mises à pied à l'usine de GE Aviation de Bromont

Moins d’un mois après la mise à pied de 40 cadres à l’usine de GE Aviation de Bromont, le couperet tombe à nouveau. En effet, la multinationale a annoncé jeudi que 46 employés de production ne font plus partie de l’équipe.

Les turbulences qui déstabilisent l’industrie de l’aviation depuis des mois sont loin d’être chose du passé et GE Aviation a dû à nouveau effectuer des compressions au sein de son personnel à Bromont pour faire face à la crise planétaire.

«Les circonstances nous obligent à examiner toutes les possibilités de réduire les coûts tout en continuant de nous concentrer sur la sécurité et le bien-être de nos employés et en préservant notre capacité à soutenir nos clients dans le monde entier», a indiqué l’entreprise par voie de communiqué.

En mars dernier, GE Aviation avait supprimé 70 emplois temporaires à l’usine de Bromont. La semaine suivante, l’entreprise avait mis à pied provisoirement près de 400 travailleurs en raison de la pandémie. Il s’agissait essentiellement de personnel régulier à la production, aux services d’outillage et à la maintenance.

À la même période, la multinationale a annoncé qu’elle sabrait 10% des effectifs de ses usines aux États-Unis. Ces coupures font partie des 13 000 emplois qui seront supprimés globalement. Puis à la fin mai, 46 membres du département de production ont perdu définitivement leur emploi à Bromont.

Pistes de solutions?

Le géant de l’aviation devra-t-il encore sabrer son personnel à Bromont? La représentante de l’entreprise, Johanne Jolicoeur, n’a aucune idée si l’hémorragie peut être stoppée. «Ces mises à pied sont permanentes, a-t-elle réitéré. Maintenant, pour le futur, on évalue au fur et à mesure de l’évolution du marché, de l’industrie en fonction de la COVID-19.»

Il y a néanmoins des pistes de solutions. «On continue nos démarches pour aller chercher de nouveaux produits pour pallier la baisse de volume», a mentionné la partenaire d’affaires en ressources humaines, citant en exemple des pièces fabriquées ailleurs, destinées à un marché différent. Celui des équipements militaires est entre autres envisagé.

Déception

Alors que les mises à pied se succèdent à l’usine de Bromont, les employés semblent résignés, a évoqué Johanne Jolicoeur. «Les [employés] ne sont pas surpris. Ils sont déçus. Ils comprennent que c’est quelque chose que l’on ne contrôle pas. Ils apprécient la façon dont on fait les choses. On tente de bien s’occuper d’eux», a-t-elle mentionné.

Une firme externe doit épauler le personnel mis à pied dans sa recherche d’un nouvel emploi. Ceux-ci peuvent aussi obtenir du soutien psychologique via un programme dédié.

L’entreprise a également gelé l’embauche de personnel, en plus d’annuler les hausses salariales.